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Faits divers – Justice

EN DIRECT - Un père de famille, jugé aux Assises de la Mayenne, est accusé d'avoir causé la mort de son bébé de 5 mois

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Par , France Bleu Mayenne

En mars 2017, dans le village de Cuillé, cet homme, 42 ans à l'époque, a reconnu avoir maltraité le petit Maël. Pendant 2 jours, il va devoir s'expliquer devant la Cour d'Assises de la Mayenne.

Illustration Justice Radio France
Illustration Justice Radio France © Radio France - Radio France

Cuillé, France

C'est une affaire de "bébé secoué" qui est jugée ce mardi et demain au Palais de Justice de Laval. 

Au printemps 2017, à Cuillé, après une violente dispute avec sa compagne, ce père de famille s'enfuit en voiture avec son bébé de 5 mois. Il revient au domicile avec l'enfant. La mère remarque alors  que son fils ne va pas bien. Les pompiers et les gendarmes interviennent pour un arrêt cardio-respi ratoire. Trop tard. Le bébé est mort.

18h. Le médecin légiste révèle que des traces d'alcool, impossibles à quantifier, ont été découvertes dans l'estomac et les urines du nourrisson. Origine naturelle ou médicamenteuse écartée. 

17h40. Rapport de l'autopsie pratiquée sur le corps du bébé. Le médecin légiste du CHU d'Angers : "plusieurs lésions traumatiques constatées au niveau du visage, des ecchymoses sur les membres inférieurs. Hémorragie crânienne. Oedème au niveau du cerveau. Le décès résulte du syndrome du bébé secoué avec des mouvements brutaux d'avant en arrière".

17h. Le médecin légiste à la barre : "j'ai vite remarqué des ecchymoses sur le visage du bébé. Le nourrisson est mort bien avant 10h le matin du 21 mars". 

16h40. Témoignage d'un ami de la famille : "je suis venu au domicile à la demande des enfants, comme un appel au secours. La maman est désespérée. Quand S. rentre, j'ai tout de suite vu que le bébé était mort et lui était sous l'effet de l'alcool". 

16h30. Témoignage du beau-fils de l'accusé qui n'apporte aucun éclairage particulier sur les faits. 

15h15. Un gendarme de la brigade de recherches de Château-Gontier, chargé de l'enquête : "Le corps du bébé était sur la table de la cuisine. Le père était calme, la mère était paniquée". 

14h45. Le frère aîné de l'accusé : "je regrette ce qu'il a fait". Lourd silence. Il n'arrivera pas à mettre des mots sur les actes jugés aujourd'hui.

14h30. L'un des frères de l'accusé à la barre : "si j'avais su qu'il était violent je serais intervenu". Il explique ne plus avoir de contacts et ne cherche pas à avoir de nouvelles. 

14h. Témoignage de sa première épouse : "ma vie est devenue un enfer après notre mariage, j'ai été victime de violences". Cette femme raconte les épreuves qu'elle a subies de la part d'un homme souvent en état d'ébriété. 

12h30. Un psychologue observe que l'accusé se souvient probablement des gestes qui ont provoqué la mort du bébé mais qu'il ne peut le dire car la charge émotionnelle est trop lourde à gérer. 

12h. La psychiatre poursuit son rapport sur l'accusé : "il dit qu'il regrette son geste, il est animé par un sentiment de honte et estime qu'il doit être puni".

11h50. Une psychiatre affirme que l'accusé a un tempérament impulsif et colérique décuplé par l'alcool. Cette experte souligne également une enfance marquée par des maltraitances de la part de son père qui avait "l'alcool méchant". 

11h30. L'accusé est en détention provisoire depuis deux ans et ne boit donc plus une seule goutte d'alcool : "j'espère ne jamais remettre le nez dans l'alcool. Vous avez vu où ça m'a mené". 

10h40. Questionné par le Procureur, l'accusé admet qu'une aussi  importante consommation d'alcool, une bouteille de pastis tous les jours ou tous les deux jours, ne permet pas d'élever des enfants dans de bonnes conditions. 

10h15. La Cour s'intéresse à la vie de l'accusé. Il est né en 1975. Élevé dans une famille modeste. "L'école ce n'était pas mon truc" raconte-t-il. À l'armée, il va débuter une consommation excessive d'alcool et de stupéfiants. Il rencontre sa première femme en 2006  qu'il épouse. Divorce 6 ans plus tard. Père de deux enfants, il va perdre tous ses droits de garde et de visite. Entre-temps, il quitte son travail. Pour vivre, il fait de l'intérim et devient allocataire du RSA. En 2012, il commence une relation avec une autre femme, la future maman de Maël. Une vie de couple agitée, parfois violente. 

10h. Le Président de la Cour d'Assises résume au début de l'audience les faits glaçants sur fond d'alcool. Dans le box, l'accusé écoute sans laisser transparaître d'émotion particulière. Sur le banc des parties civiles, la maman est en pleurs revivant ces dramatiques heures.