Santé – Sciences

En douze ans, trois fois plus d'audioprothésistes à Paris et en petite couronne

Par Audrey Morellato, France Bleu Paris Région mardi 19 janvier 2016 à 14:10

Prothèse auditive
Prothèse auditive © Maxppp - Jean-Pierre AMET

D'après la CCI régionale, le nombre de cabinets d'audioprothésistes a été multiplié par cinq entre 2002 et 2014 à Paris et dans les trois départements limitrophes. Leur développement est lié au vieillissement de la population, mais en Ile-de-France, on frôle la saturation.

A Paris, dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne, la chambre de commerce et d'industrie de Paris Ile-de-France a compté trois fois plus de cabinets d'audioprothésistes en 2014 qu'en 2002. Pour Julien Tuillier, analyste à la CCI, cela fait partie d'un mouvement plus global autour du médical et du paramédical, "l'un des secteurs les plus dynamiques" ces dernières années. 

Liberté d'installation

Au niveau national, la proportion d'audioprothésistes reste stable. D'après Luis Godinho , président du syndicat national des audioprothésistes, _"il y a toujours un professionnel pour 200 personnes appareillées. Ce chiffre n'a pas augmenté." Mais si l'Etat fixe le nombre d'audioprothésistes formés chaque année, il ne contrôle pas du tout leur installation. "Or les jeunes ont tendance à s'installer dans les grandes villes. En région parisienne et à Lyon, particulièrement"_, explique-t-il.

La tendance ne devrait pas s'inverser dans les prochaines années, et dans ce contexte, Luis Godinho appelle les patients à la vigilance. Il ne faut pas hésiter à faire jouer la concurrence, à demander plusieurs devis et à s'appuyer sur les conseils du médecin.

Luis Godinho, président du syndicat national des audioprothésistes

En détail, les chiffres de la CCI Paris Ile-de-France

A Paris, il y avait 32 audioprothésistes en 2002, ils étaient 93 en 2014. Dans les Hauts-de-Seine, ils étaient 19 en 2002 et 62 douze ans plus tard. En Seine-Saint-Denis, la CCI comptait dix cabinets de prothèses auditives en 2002, contre 23 en 2014. Enfin dans le Val-de-Marne, ils étaient 11 en 2002 et 39 en 2014.

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