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Faits divers – Justice

Le sauve-qui-peut dans le camp Fillon : defections en cascade en Ile-de-France

mercredi 1 mars 2017 à 18:31 Par Jocelyne Jean et Emmanuel Collardey, France Bleu Paris

C'est l'annonce qui fait mal. Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine et surtout porte-parole de François Fillon jette à son tour l'éponge. Depuis la décision mercredi de François Fillon de maintenir sa candidature, les défections se multiplient, y compris notamment en Ile-de-France.

Conférence de presse
Conférence de presse © Maxppp -

Une nouvelle défection de poids dans le camp Fillon. Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine et organisateur de la primaire de la droite remportée fin novembre par François Fillon, a annoncé vendredi "mettre fin" à ses fonctions de porte-parole du candidat à la présidentielle.

Pendant ce temps, le soutien à Alain Juppé s'organise. Francis Delattre, sénateur maire de Franconville (Val-d'Oise) lance ce vendredi un appel aux élus de la droite et du centre, pour qu'ils envoient "le plus rapidement possible" leur parrainage au Conseil Constitutionnel au profit du maire de Bordeaux. Dans un communiqué, il ajoute :

Soyons lucide, ce n’est pas un Plan B mais un plan de sauvetage de nos valeurs et de nos idéaux

Jeudi , la fronde était alimentée par les maires. Il sont au moins une quinzaine à avoir signé une tribune sur lopinion.fr pour demander à François Fillon de se retirer. Parmi eux, un francilien, le maire de Vincennes et patron de l'UDI dans le Val-de-Marne, Laurent Lafon qui apporte lui aussi son soutien à Alain Juppé. Son collègue des Yvelines Karl Olive, à la tête de Poissy, a lui aussi sauté du navire, où plutôt de la galère si on l'en croit. Lassé, depuis le début de l'affaire, de s'entendre dire "vous êtes tous pareils", il ne fera plus campagne pour François Fillon et demande un changement urgent de candidat. Pour Karl Olive, la victoire est en jeu :

C'était une élection imperdable, c'est devenu une élection ingagnable

Karl Olive qui fut porte parole d'Alain Juppé pendant la campagne des primaire demande donc une réunion en urgence du Conseil National de son parti, pour choisir un autre candidat avant le 17 mars, date limite de dépôt des parrainages. Mais d'autres élus brandissent déjà publiquement leur plan B : Alain Juppé. Parmi eux, le député LR de Seine-et-Marne Franck Riester qui a carrément posté ce jeudi sur Twitter son formulaire de parrainage qu'il a rempli au nom du maire de Bordeaux.

Franck Riester était un soutien pendant la primaire de Bruno Le Maire qui a quitté hier l'équipe de campagne de François Fillon. Décision soutenue par ses proches comme la maire du 5ème arrondissement de Paris Florence Berthout, et le maire de Clichy Rémi Muzeau.

Autre défection, annoncée ce matin sur France Bleu : le conseiller de Paris Jérôme Dubus qui dénonce "un suicide politique". Il a décidé de rejoindre Emmanuel Macron.

Toujours à Paris, hier le député Pierre Lellouche, qui désormais juge lui aussi impossible une candidature Fillon, envisage de se tourner vers le Conseil Constitutionnel pour demander le report de l'élection présidentielle.

Ça tangue également sérieusement chez les alliés de l'UDI. Outre Laurent Lafon le maire de Vincennes, Yves Jégo, le député de Seine-et-Marne, a lui aussi jeté l'éponge. Le parti dirigé par Jean Christophe Lagarde, le député maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) a suspendu sa campagne et réunira la semaine prochaine son bureau exécutif.