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Faits divers – Justice DOSSIER : Meurtre d'Alexia Daval

EN IMAGES - Les Mayennais rendent hommage à Alexia Daval, la joggeuse tuée en Haute-Saône

dimanche 5 novembre 2017 à 10:33 Par Germain Treille et Fabien Burgaud, France Bleu Mayenne

Ce dimanche 5 novembre, sur le chemin de halage, entre Laval et Changé, une quarantaine de personnes ont participé à une course pour honorer la mémoire d'Alexia Daval.

Des joggeuses mayennaises ont mis, sur leurs vêtements de course, la photo d'Alexia
Des joggeuses mayennaises ont mis, sur leurs vêtements de course, la photo d'Alexia © Radio France

Laval, France

"Nous tenons à montrer notre soutien et notre solidarité avec la famille de la jeune femme" : c'est l'US Running d'Argentré qui a organisé ce rendez-vous. "Retrouvons nous ce dimanche 5 novembre 2017 à 10h au Square de Boston à Laval pour rendre hommage à la joggeuse Alexia et à toutes les femmes victimes d'agressions", c'est le message qui a été posté hier samedi sur Facebook par le club sportif mayennais.

Une initiative à laquelle ont répondu présents une quarantaine d'amateurs de course à pied. Le corps calciné de la jeune femme a été retrouvé en début de semaine. L'enquête se poursuit, la piste de l'homicide semble se confirmer. La Procureure de la République de Besançon fera un point-presse demain lundi 6 novembre.

"J'ai déjà eu peur sur le halage"

Avant le départ du jogging, la pluie a le bon goût de s'arrêter. Céline et Natacha, du running d'Argentré se frottent les mains pour se réchauffer. "Quand on court seule, on n'est jamais à l'abri. On court deux à trois fois par semaine. Si ça m'est déjà arrivé d'être agressée ? Non, mais des amis ont déjà eu l'expérience d'exhibitionnistes ou de suiveurs. Ça inquiète beaucoup", expliquent les deux femmes. Camille acquiesce. "Sur le halage c'est plus facile de se faire agresser. La route est droite on ne peut pas aller ailleurs. Donc courir ici c'est un message fort"' souligne-t-elle.

Le running est un sport solidaire, alors on se devait d'être là pour Alexia. C'est au niveau national qu'on doit se mobiliser. Une joggeuse.

Mais alors quelles solutions pour en finir avec ces agressions ? Laurent a ses petites idées. "Déjà ça commence par l'éducation très jeune. Ensuite il faut en parler. Nous en club ça va on peut courir en groupe mais ce n'est pas normal qu'on ne puisse pas courir quand on vit seul. C'est scandaleux" peste le sportif.

Une quarantaine de joggeurs mayennais, motivés et solidaires - Radio France
Une quarantaine de joggeurs mayennais, motivés et solidaires © Radio France - Fabien Burgaud

Sous le kiosque du square de Boston, Sandrine se frotte les mains pour se réchauffer. La peur pendant un jogging, elle connaît. "Sur le halage ça m'est arrivé oui. Des gens qui te suivent, des voitures qui s'arrêtent.. Avant je prenais des petits chemins, mais maintenant c'est fini je fais attention", confie-t-elle. Et ce n'est pas la seule à avoir changé ses habitudes après le drame d'Alexia. "Là ça fait une semaine que je n'ai pas couru, souffle Sandrine. Ma fille aussi a peur, elle n'ose plus trop courir"

Là on est en vêtements moulants. Bientôt, on va nous dire qu'on doit s'habiller avec des vêtements plus amples, que l'on provoque... Natacha, une joggeuse.

Didier est venu avec sa fille de 12 ans, Camille.  - Radio France
Didier est venu avec sa fille de 12 ans, Camille. © Radio France - Fabien Burgaud

"Maintenant on a peur partout ! s'insurge Richard. Quoiqu'on fasse, on a la peur au ventre. Dans la rue on se regarde bizarrement.. Maintenant si le soir on ne peut plus aller faire un jogging tranquillement pour déstresser, ça va être difficile". Car oui, les hommes aussi s'impliquent, se mobilisent. "Le problème ne concerne pas que les femmes", poursuit-il. Un autre conclut : "La course doit rester un plaisir, pas devenir un danger". Pas mieux.