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DOSSIER : Procès des attentats de janvier 2015

EN IMAGES - Procès des attentats de janvier 2015 : retour sur la chronologie des faits

Le procès des attentats de janvier 2015 s'ouvre ce mercredi 2 septembre à Paris. Il y a cinq ans et demi, les attaques, perpétrées par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, avaient fait 17 morts, des membres de Charlie Hebdo, trois policiers, un employé et des clients d'un magasin casher.

Le procès aux assises des attentats de janvier 2015 s'ouvre ce mercredi 2 septembre à Paris. Cinq ans et demi après les faits, le souvenir de ces trois jours d'horreur reste encore très présent. Amedy Coulibaly, Chérif et Saïd Kouachi ont assassiné 17 personnes, des membres de Charlie Hebdo, trois policiers, des clients et un employé d'un magasin casher.

7 janvier : les frères Kouachi attaquent Charlie Hebdo

Nous sommes le 7 janvier 2015. Il est environ 11h30 quand les frères Chérif et Saïd Kouachi, armés de fusils d'assaut, arrivent rue Nicolas Appert à Paris, devant le siège de l'hebdomadaire satirique. La première victime de l'attentat est Frédéric Boisseau, 42 ans. Ne pouvant répondre à la question "c'est où Charlie ?", cet agent de maintenance est touché par balle dans la loge du gardien et meurt dans les bras d'un collègue.

Les frères Kouachi entrent finalement dans les locaux de Charlie Hebdo et exécutent en moins de deux minutes dix personnes. Neuf d'entre elles étaient réunies dans la salle de rédaction. Quatre autres sont blessées. Des dessinateurs emblématiques du journal, qui avaient publié des caricatures de Mahomet en 2006, sont tués : Stéphane Charbonnier, dit "Charb", le directeur de la publication de l'hebdomadaire, Jean Cabut, dit "Cabu", Philippe Honoré, Bernard Verlhac, dit "Tignous", et Georges Wolinski. 

Trois autres collaborateurs de Charlie Hebdo meurent sous les balles des frères Kouachi : l'économiste Bernard Maris, qui signait une chronique hebdomadaire, la psychiatre Elsa Cayat, et le correcteur Mustapha Ourrad. Michel Renaud, fondateur du festival Le rendez-vous du Carnet de voyage, invité par Cabu à assister à la conférence de rédaction, figure également parmi les victimes, tout comme le brigadier Franck Brinsolaro, chargé de la protection de Charb. 

Quelques minutes plus tard, les frères Kouachi ressortent de Charlie Hebdo, armes à la main. Alors qu'il tentait de les arrêter, le gardien de la paix Ahmed Merabet est tout d'abord blessé, puis abattu froidement à bout portant. La scène, filmée, a fait le tour du monde. Les deux terroristes eux prennent la fuite en voiture.

8 janvier : Amedy Coulibaly assassine une policière à Montrouge

Le lendemain de cette attaque, alors que tout la France est sous le choc, un nouvel attentat est perpétré en banlieue parisienne. Amedy Coulibaly, complice des frères Kouachi, assassine une policière municipale à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine. Vers 8h du matin, Clarissa Jean-Philippe, 27 ans, est abattue sur les lieux d'un banal accident de la route. Elle fait circuler des voitures quand elle est touchée par un tir à la carotide. Elle décède peu après son transfert à l'hôpital.

"Je suis prudent à ce moment-là mais très vite j'ai le pressentiment qu'on est face à une opération coordonnée", se rappelle Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'Intérieur.

La chronologie des attentats de janvier 2015
La chronologie des attentats de janvier 2015 © Visactu

9 janvier : prise d'otages à l'Hyper Cacher et mort des terroristes

Après deux jours de traque, Chérif et Saïd Kouachi sont repérés en Seine-et-Marne, à Dammartin-en-Goële. Peu après 9h, ils se retranchent dans une imprimerie et prennent en otage le gérant. Ce dernier, Michel Catalano, soigne l'un des deux terroristes et est libéré vers 10h15. "Ils m'ont dit : 'on voulait en finir dans les bois mais finalement ça sera ici, chez vous, en tuant le maximum de personnes'", se rappelle l'imprimeur. Lilian, un salarié de l'imprimerie, se cache lui sous l'évier de la cuisine, dans les locaux de l'entreprise. Il y restera pendant plus de huit heures.

Trois heures plus tard, porte de Vincennes à Paris, Amedy Coulibaly fait irruption dans une épicerie juive, l'Hyper Cacher. Il prend en otage une vingtaine de personnes, et en tue quatre. Armé d'un fusil d'assaut, caméra sur le torse, il abat immédiatement un employé du magasin, Yohan Cohen. Un client, Philippe Braham, est assassiné à son tour, après avoir du décliner son identité. Entré quelques minutes plus tard alors qu'une caissière était en train de baisser le rideau métallique, François-Michel Saada fait demi-tour mais est exécuté par le jihadiste.

Après s'être caché dans une chambre froide du magasin, un étudiant tunisien, Yoav Hattab, tente de neutraliser le preneur d'otages en s'emparant d'une de ses armes. Mais le jeune homme de 21 ans est lui aussi tué. "On a attendu. Coulibaly a parlé, il nous a dit un peu pourquoi il combattait, il a parlé avec un certain nombre de gens... Il était assez franc, il nous a dit qu'il était en cheville avec les frères Kouachi. C'était assez effrayant", se souvient un des otages.

Peu avant 17h, à Dammartin-en-Goële, les frères Kouachi finissent par sortir de l'imprimerie, en tirant sur les forces de l'ordre, et sont abattus. Quelques minutes plus tard, les policiers lancent l'assaut porte de Vincennes et tuent Amedy Coulibaly. 

11 janvier : des millions de Français dans la rue

Deux jours après la mort des trois assaillants, une grande marche "républicaine" est organisée. Elle réunit plus de 3,5 millions de manifestants à travers tout le pays. A Paris, 1,5 million de Français défilent, applaudissant les forces de l'ordre. 

Des milliers de personnes défilent place de la République à Paris le 11 janvier 2015.
Des milliers de personnes défilent place de la République à Paris le 11 janvier 2015. © AFP - AFP

Des dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement sont présents autour de François Hollande, alors président de la République : de l'Israélien Benjamin Netanyahu à l'Allemande Angela Merkel, en passant par le Malien Ibrahim Boubakar Keïta. "Les voir bras dessus bras dessous, c'est exceptionnel, se remémore François Hollande. 

On ne peut pas dire que Charlie ménageait ces personnages... mais Charlie les réunissait, parce que c'était justement ce que la France portait comme message universel, les droits, la liberté. - François Hollande

Les chefs d'Etat et de gouvernement entourent François Hollande lors de la grande marche républicaine à Paris le 11 janvier 2015.
Les chefs d'Etat et de gouvernement entourent François Hollande lors de la grande marche républicaine à Paris le 11 janvier 2015. © AFP - Philippe Wojazer

Des membres de la rédaction de Charlie Hebdo sont également présents. Des journaux, des fleurs ou des crayons sont brandis, et partout, une même devise : "Je suis Charlie".

A Lyon , un quart de l'agglomération participe à la manifestation, soit 300.000 personnes. A Bordeaux , 140.000 personnes sont rassemblées autour de la place des Quinconces.

Des dizaines de rassemblements ont également lieu de Madrid à Sydney, en passant par Oulan-Bator et Tel Aviv.

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