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Société DOSSIER : Incendie de Notre-Dame

En Mayenne, des charpentiers veulent participer à la restauration de Notre-Dame de Paris

mercredi 17 avril 2019 à 17:53 Par Victoria Koussa, France Bleu Mayenne

Ces Mayennais ont eu le cœur brisé devant les images de la charpente médiévale de la cathédrale de Paris en feu lundi soir. Ils veulent désormais participer à sa reconstruction et faire profiter le patrimoine français de leur savoir-faire.Un appel qu'ils lancent au gouvernement.

De gauche à droite : Mathieu et Luc Duprès, charpentiers de père en fils, et Thierry Juliot, chercheur d'arbre pour la patrimoine en Mayenne.
De gauche à droite : Mathieu et Luc Duprès, charpentiers de père en fils, et Thierry Juliot, chercheur d'arbre pour la patrimoine en Mayenne. © Radio France - Victoria Koussa

Ahuillé, France

"On peut le faire, si on le veut vraiment", insiste Thierry Juliot, chercheur d'arbre pour le patrimoine en Mayenne. A la suite de l'incendie de Notre-Dame de Paris lundi soir, il a décidé d'offrir ce qu'il avait de plus cher pour la reconstruction de l'édifice : son savoir-faire. Même engagement dans la scierie de la famille Duprès, basée à Ahuillé, près de Laval (Mayenne) où il fait couper son bois. Les trois hommes veulent que le gouvernement fasse travailler les petits charpentiers français et mayennais qui se transmettent le savoir de pères en fils. 

"On a les ressources, on a les hommes"

Respecter le délai de cinq ans pour la reconstruction, promesse d'Emmanuel Macron, "c'est possible si on s'y met tout de suite", affirme Luc Duprès, charpentier et propriétaire de la scierie. Et la Mayenne peut tirer son épingle du jeu, du moins son épine de l'arbre. "On se trouve entre les belles forêts parisiennes et la mer, l'Atlantique, alors pour la construction de bateau, on passe par nous, c'est pour ça qu'on a ce savoir-faire depuis trente ans", explique-t-il.

"On peut faire, si on allie nos forces, notre savoir-faire pour la restaurer, on est tout à fait capable de faire ce genre d'édifice à l'identique, à la pièce près", insiste quant à lui Thierry Juliot, le chercheur d'arbre. Quand il entend qu'on ne pourra pas retrouver la Notre-Dame d'avant l'incendie, il s'énerve : "On peut le faire... si on le veut vraiment ! ". Sous-entendu, si le gouvernement le veut vraiment. "Moi qui travaille avec l'Office national des forêts, je sais que les forêts, qui sont les propriétés de l'Etat, sont dédiées au patrimoine, alors on peut s'en servir pour la reconstruction", affirme-t-il. 

ECOUTEZ - Reportage à la scierie de la famille Duprès à Ahuillé.

Du bois et rien d'autre

Leur crainte est de voir la charpente en bois remplacée par du dur, comme pour le parlement de Bretagne reconstruit après l'incendie de 1994. "Est-ce que le sécuritaire ne va pas détruire le savoir ? "La forêt" qui existait à l'intérieur, c'était du palpable, c'était du vécu. J'ai entendu l'idée d'évoluer, de faire un dôme de verre... Dans ces cas-là, fallait la faire tomber et la refaire en parpaing !", ironise le passionné des forêts.

ECOUTEZ - Thierry Juliot, chercheur d'arbre, veut que la charpente soit refaite en bois.

Pour l'instant, le gouvernement n'a pas lancé l'appel d'offres pour reconstruire la charpente, mais un concours international pour recréer la flèche de Notre-Dame, brûlée elle aussi. Un architecte mayennais de motivé ?