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Faits divers - Justice

En Vaucluse, la justice tourne au ralenti en raison de la grève des avocats

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Par , France Bleu Vaucluse

Depuis le 6 janvier, les avocats des barreaux d'Avignon et de Carpentras sont en grève contre la réforme des retraites. Ils n'assistent à aucune garde à vue ni audience, ou presque. Le ton monte parfois avec les juges qui veulent assurer la continuité du service public de la justice.

La salle d'audience des assises du tribunal d'Avignon
La salle d'audience des assises du tribunal d'Avignon © Radio France - Philippe Paupert

Carpentras, France

Ni audience, ni garde à vue : la justice est à l'arrêt ou presque en Vaucluse après 10 jours de grève des barreaux de Carpentras et d'Avignon. Depuis le lundi 6 janvier, les avocats se mobilisent contre la réforme des retraites. Ils veulent conserver leur régime autonome et refusent de contribuer à un régime universel qui ferait doubler leurs cotisations et mettrait en danger de nombreux cabinets.  

Droit de grève contre continuité du service public 

Mais pendant la grève, de nouvelles affaires se présentent, de nouveaux procès, que les juges aimeraient traiter. Forcément, cela crée quelques tensions. Ainsi, au tribunal de Carpentras, la présidente a d'abord refusé le renvoi d'une affaire, ce mardi 14 janvier. Le bâtonnier, Fréderic Bassompierre défend le droit de grève de sa profession : "la continuité du service public, c'est l'argument qui nous est mis en avant. Refaire convoquer un prévenu, c'est un coût de 20-30 euros. Pour 30 euros, on remet donc en cause notre droit de grève"

"Lorsque nous sommes sollicités pour une garde à vue, nous refusons et exerçons notre droit de grève", Fréderic Bassompierre, bâtonnier de Carpentras.

Quant aux gardes à vue, si l'avocat est sollicité par le mis en cause, il décline. Si la personne gardée à vue ne désigne personne mais souhaite être assistée, les bâtonniers demandent la suspension d'office. Si les délits sont mineurs, il se peut que la garde à vue soit différée de 15 jours à un mois. Dans ce cas, le mis en cause est libéré jusqu'à ce qu'il puisse être représenté par un avocat lors de sa garde à vue.

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