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Dossier : Coronavirus Covid-19

En visite à la prison de Sequedin, le député Ugo Bernalicis constate encore trop de cellules à deux détenus

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Par , France Bleu Nord

Le député lillois de la France insoumise, Ugo Bernalicis, a visité ce lundi la prison de Sequedin. Selon lui, l'encellulement individuel est encore loin d'être la norme, malgré une baisse du nombre de détenus. Il dénonce aussi une restriction dans l'utilisation de masques par les agents.

Le député de la France insoumise a visité le quartier A de la prison de Sequedin. Dans cet établissement, un détenu a été testé positif au coronavirus.
Le député de la France insoumise a visité le quartier A de la prison de Sequedin. Dans cet établissement, un détenu a été testé positif au coronavirus. - Photo fournie par le député.

En un mois, entre la mi-mars et la mi-avril 2020, les prisons de France ont vu leur nombre de détenus diminuer fortement : moins 10 000 selon les chiffres de l’administration pénitentiaire. C’est la conséquence des mesures prises par le gouvernement en cette période d’épidémie de coronavirus : les remises de peine et libérations anticipées, les solutions alternatives à l’incarcération sont privilégiées.

Le député lillois de la France insoumise, Ugo Bernalicis, a voulu vérifier de lui-même les conditions de détention dans la prison de Sequedin, dans la métropole lilloise. Il s’y est rendu ce lundi 20 avril, dans le cadre de son droit de visite parlementaire.

La politique de protection n'est pas à la hauteur des enjeux

Premier constat : l'utilisation des masques est, selon le député, réservée aux surveillants en contact direct avec les détenus. "les personnels administratifs, les personnels de greffe, les personnels de surveillance aux postes de contrôles n'ont pas de masque. Or on sait que le virus se propage. La politique de protection n'est pas à la hauteur des enjeux".

50% des cellules à deux détenus

Ugo Bernalicis reconnaît "qu'il y a beaucoup moins de monde dans la prison. Mais il reste encore beaucoup de gens à libérer pour avoir de l'encellulement individuel. Dans le quartier A où je me suis rendu, il y a 150 cellules pour 237 personnes. Ça fait 50% des cellules où ils sont deux. Plus on est nombreux dans un espace confiné, plus on prend le risque que ça se propage". Pour le moment, un seul détenu a été testé positif au Covid-19 dans la prison de Sequedin.

Après le 11 mai ?

L'élu lillois s'inquiète de l'après-11 mai : "à partir du déconfinement, il ne faut pas que tout à coup on reprenne tous les dossiers en stand-by, et qu'on dise 'allez hop, en prison'. Et je crains que pour l'instant il n'y ait pas de préparation à cet égard".

Implication du personnel

"La seule chose qui me rassure" explique Ugo Bernalicis, "c'est l'implication des personnels. Il en faut pour venir travailler dans ces conditions-là. Si on n'avait pas en face de nous des fonctionnaires, ça ne pourrait pas tourner".

ECOUTEZ : Ugo Bernalicis, député du Nord, en visite à la prison de Sequedin

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