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Enfant jeté de la Tate Modern à Londres : un jeune homme condamné à la prison à vie

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Par , France Bleu

Un jeune homme de 18 ans a été condamné ce vendredi à la prison à vie, avec un minimum de 15 ans de réclusion, pour avoir jeté en août dernier un enfant français du dixième étage du musée Tate Modern à Londres.

Le jeune homme, accusé d'avoir jeté un enfant du dixième étage de la Tate Modern, a été condamné à la prison à vie.
Le jeune homme, accusé d'avoir jeté un enfant du dixième étage de la Tate Modern, a été condamné à la prison à vie. © Maxppp - NEIL HALL

Ce vendredi, la justice britannique a condamné un jeune homme de 18 ans à la prison à vie, avec un minimum de 15 ans de réclusion. Atteint de troubles psychologiques, il était accusé d'avoir jeté un enfant français de six ans du haut de la Tate Modern, un musée londonien. 

Le jeune homme, âgé de 17 ans au moment des faits, avait plaidé coupable de tentative de meurtre. La cour criminelle devait décider de l'envoyer dans un hôpital spécialisé ou en prison. Elle a donc choisi la deuxième option.

La vie de l'enfant blessé "ne sera plus jamais la même"

La juge en charge du dossier a mis en avant la préméditation et la dangerosité de l'accusé, en soulignant notamment la gravité des blessures dont souffre la victime dont la vie "ne sera plus jamais la même". 

Le 4 août 2019, l'enfant, qui visitait Londres avec sa famille, a été poussé par dessus la rambarde de la plateforme d'observation du musée. Il a atterri sur le toit du cinquième étage de la Tate Modern, trente mètres plus bas. Il a eu de multiples fractures, notamment à la colonne vertébrale et aux jambes, ainsi qu'une hémorragie cérébrale. Le petit est aujourd'hui dans un fauteuil roulant, avec des attèles aux jambes et au bras gauche.

Après l'audience, ses parents ont déclaré que "les mots ne peuvent pas exprimer l'horreur et la peur" que les actes de cet "individu" ont fait s'abattre sur la famille. "Comment expliquer à un enfant que quelqu'un a délibérément essayé de le tuer ?", s'interrogent les parents.

"Oui je suis fou"

Le jeune homme condamné avait été pris en charge par une institution personnalisée, suite à son geste. En août dernier, il avait cherché à acheter un billet pour le plus haut gratte-ciel du Royaume-Uni. Mais n'ayant pas assez d'argent, il s'était finalement dirigé vers la Tate Modern, ouverte au public.

Selon des témoins, son comportement était étrange quand il s'est dirigé vers l'enfant. Il avait déclaré en souriant, très calme : "Oui je suis fou". Selon son avocat, cette réaction est due aux troubles mentaux du jeune homme, atteint d'autisme et de troubles de la personnalité. D'après l'enquête, il avait expliqué avoir entendu des voix lui disant de blesser ou tuer des gens.

Une autre enquête est encours, menée par une collectivité locale qui prenait en charge l'accusé au moment des faits. 

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