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Dossier : Enlèvement de Mia dans les Vosges

Enlèvement de Mia : un départ à l'étranger "n'est pas exclu", une quatrième personne arrêtée

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu, France Bleu Paris, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu Lorraine Nord

Dans l'enquête sur la disparition de Mia, une information judiciaire pour enlèvement en bande organisée va être ouverte à Nancy. La fillette de 8 ans et sa mère sont toujours introuvables. Le procureur de la République d'Epinal a précisé ce vendredi le profil de quatre suspects.

La maison des grands parents à Les Poulières dans les Vosges, où Mia a été enlevée
La maison des grands parents à Les Poulières dans les Vosges, où Mia a été enlevée © AFP - Sébastien Bozon

Le procureur de la République d'Epinal a précisé ce vendredi le profil des individus suspectés d'avoir enlevé la petite Mia, mardi matin dans les Vosges. L'enfant de 8 ans est toujours introuvable, de même que sa mère, Lola Montemaggi, désignée par les gardés à vue comme l'instigatrice du rapt. Ce sont quatre hommes qui sont interrogés. Leur garde à vue a été prolongée de 24 heures vendredi soir. 

L'efficacité de l'alerte enlèvement

Dans sa conférence de presse, le procureur Nicolas Heitz a salué l'efficacité de l'Alerte enlèvement déclenchée mardi soir, quelques heures après l'enlèvement de Mia chez sa grand-mère aux Poulières dans les Vosges. Des témoins ont aperçu l'un des véhicules signalés dans l'alerte et d'autres voitures, dont l'une immatriculée en Belgique, avec "plusieurs hommes et une femme passant de l’un à l’autre".

Le signalement des ravisseurs a également alerté la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure) qui s'est rapprochée des enquêteurs vosgiens, ainsi que le parquet national antiterroriste (Pnat), qui avait déjà ouvert une enquête préliminaire sur ces individus.

Quatre interpellations

Première interpellation, avant 21h mercredi, avec l'assistance du GIGN à Paris dans le XIXe arrondissement : un homme de 58 ans chez qui les enquêteurs ont notamment saisi le "script d'un discours à tenir devant la grand-mère pour se faire passer pour un éducateur". Lors du rapt, mardi, les ravisseurs se sont en effet fait passer pour des éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse.

Un homme de 23 ans a été arrêté dans la même soirée à Varennes-sur-Seine en Seine et Marne. Chez lui, les enquêteurs ont trouvé des éléments pouvant entrer dans la composition d’explosifs. Ce volet de l'enquête est entre les mains du Parquet National antiterroriste. 

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Deux autres individus ont été arrêtés jeudi : l'un, âgé de 60 ans, aux Lilas en région parisienne et le quatrième en Meurthe-et-Moselle.

Surveillés, pour certains, par la DGSI et le Parquet national antiterroriste, ces quatre hommes n'ont cependant "aucun antécédent judiciaire" a précisé le procureur de la République.

Trois des suspects revendiquent leur action

Comme plusieurs sources le laissaient entendre depuis jeudi soir, le profil des suspects est assez trouble. Sans reprendre les termes de "survivalistes" et "ultra-droite", le procureur de la République d'Epinal explique que trois des gardés à vue revendiquent leur action. Ils estiment avoir "sauvé" l'enfant dont la mère avait perdu la garde et qu'elle voulait récupérer. Selon les mots cités par Nicolas Heitz, ils affirment avoir réalisé une opération d’”extraction et exfiltration".

Le quinquagénaire interpellé à Paris se présente comme une "personne dissidente" et un "résistant à la barbarie de ce système". En garde à vue, il s'est dit "fier" et affirme avoir agi "à la Arsène Lupin", ce cambrioleur de la littérature qui ne vole que les riches. Le jeune homme arrêté Varennes-sur-Seine affirme également avoir agi dans le but de “sauver la vie de l’enfant”. Mais il n'a pas exclu devant les enquêteurs avoir pu être "manipulé".

Au moins trois des quatre personnes interpellées sont soupçonnées d'appartenir à la sphère survivaliste. Quelques semaines avant l'enlèvement de la fillette, la DGSI avait repéré ces individus "adeptes des théories complotistes" et susceptibles de fomenter des actions violentes, a appris franceinfo de source proche du dossier. Ces projets, avec des cibles très nombreuses comme des bâtiments publics ou encore des centres de vaccinations apparaissent très flous et n'ont jamais pu être véritablement caractérisés, a précisé cette source. Néanmoins, l'intérêt de ces personnes pour les explosifs avait alors conduit le Parquet national antiterroriste à ouvrir une enquête. Par ailleurs, ces personnes avaient également évoqué un projet d'enlèvement d'enfants pour les soustraire à l'Etat et à des "réseaux pédophiles", a indiqué cette source à franceinfo. Mais ce projet, comme les autres, apparaissait très vague et ne faisait d'ailleurs pas l'unanimité dans le groupe.

Mia et sa mère à l'étranger ?

Le mode opératoire du rapt de Mia commence à se dessiner plus précisément : selon les propos des gardés à vue, Lola Montemaggi les a sollicités via internet afin qu'ils enlèvent sa fille, dans le but de partir avec elle à l’étranger. La jeune femme, âgée de 28 ans, n'a plus la garde de sa fille et ne pouvait plus la voir sans la présence d'un tiers. Elle s'estimait "injustement séparée" de son enfant. 

L’opération a été préparée "conjointement et de façon minutieuse", selon Nicolas Heitz. Enlevée sans violence à sa grand-mère, mardi à 11h30, Mia a été remise à sa mère 20 minutes plus tard. Où se trouvent-elles désormais ? Le procureur de la République d'Epinal estime que Mia et sa mère pourraient être à l'étranger. Des diffusions internationales ont été réalisées de même que des demandes d’entraide pénale internationale

Les recherches pour retrouver Mia sont toujours très active. Toute personne ayant des informations doit appeler le 0800 36 32 68.

Le procureur d'Epinal a annoncé l'ouverture prochaine d'une information pour "enlèvement de mineur de 15 ans commis en bande organisée", un crime lourdement condamné en cour d'assises. Le dossier est transmis à la JIRS, la juridiction interrégionale spécialisée de Nancy. Vendredi en fin de journée, le parquet de Nancy a annoncé que la garde à vue était prolongée de 24 heures. Dans ce type d'affaires, elle peut durer encore jusqu'à dimanche.

Enlèvement de Mia.
Enlèvement de Mia. © Visactu
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