Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Enquête ouverte à Port-Vendres sur la destruction d'un site antique dans le port

-
Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

Après plusieurs plaintes déposées par des associations écologistes, le parquet a ouvert une enquête préliminaire sur des travaux menés cette année dans le port de Port-Vendres. Selon l'association Frene 66, des vestiges archéologiques datant de la Grèce antique pourraient avoir été détruits.

Le port de Port-Vendres
Le port de Port-Vendres © Radio France - Sébastien Berriot

Port-Vendres, France

Dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Perpignan pour dégradation ou destruction du patrimoine archéologique, les gendarmes de la compagnie de Céret et ceux de la communauté de brigades de Port-Vendres ont démarré leurs investigations au début du mois d'août. Les gendarmes enquêtent sur les travaux  sous-marins de curage et de déroctage (démolition de rochers pour créer davantage de place pour les bateaux) réalisés entre mars et juin 2019 dans le port de Port-Vendres. Des engins sont notamment intervenus pour enlever les sédiments.

Des travaux suivis dés le départ par les écologistes. En effet, Port-Vendres est l'un des ports les plus anciens de France qui renferme des épaves de la Grèce antique cachées depuis 2.500 ans. Trois associations ont déposé plainte, estimant que les travaux ont été menés sans véritable autorisation et ont abouti à la possible destruction de vestiges antiques, notamment la célèbre île antique de Portus Vénéris, située en face du quai de la République de Port-Vendres.

Les travaux étaient-ils autorisés?

C'est une délibération du conseil départemental, gestionnaire du port, qui a lancé ces travaux dans une délibération de juin 2018. Les gendarmes veulent savoir si la procédure a bien été respectée, si des fouilles préventives ont bien été réalisées, et si les affirmations de Frene 66 correspondent ou pas à la réalité. Photo à l'appui, l'association écologiste dénonce des allées et venues suspectes en mer de la barge qui a réalisé les travaux. Selon l'association, "la barge pourrait avoir jeté à l'eau des gravats potentiellement archéologiques, notamment de grands blocs taillés de type marbre ou calcaire de sanctuaire".

Les enquêteurs mènent leurs investigations en mer avec l'appui de la brigade nautique de Saint-Cyprien et à terre où les responsables du port, notamment le capitaine ont été auditionnés. Pour les besoins de l'enquête, 3000 m3 de sédiments  qui avaient été entreposés sur le port ont été neutralisés. Ils vont être analysés et en attendant les résultats, les ouvriers ont interdiction de toucher à ces gravats.

Du côte du conseil départemental, on assure que toutes les autorisations avaient été données pour la réalisation de ces travaux. La collectivité cite notamment, un courrier de la Dreal (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement du territoire et du logement) datant du 6 mars 2019 qui autorise le chantier.

Marc Maillet, président de l'association écologiste Frene 66

Choix de la station

France Bleu