Faits divers – Justice

Enquête en cours pour confirmer l'origine criminelle du feu de la Motte d'Aigues

Par Paul Ferrier, France Bleu Vaucluse et France Bleu samedi 12 août 2017 à 18:45

Colonne de pompier dans un chemin forestier du Luberon
Colonne de pompier dans un chemin forestier du Luberon © Radio France - Paul Ferrier

60 hectares parcourus, 10 hectares complètement calcinés, l'incendie de la Motte d'Aigues en Luberon a était fixé ce samedi 12 août grâce au combat depuis vendredi soir de plus de 500 pompiers appuyés par des moyens aériens. Place désormais à l'enquête.

Pour les autorités cela ne fait pas de doute. L'incendie de la Motte d'Aigues serait d'origine volontaire. Les flammes ont parcouru 60 hectares de massif forestier. L'incendie a démarré en bordure d'un chemin forestier où les pompiers ont repéré plusieurs départ de feu consécutifs, tous le long du même chemin. Ce samedi 12 août la cellule de recherche des causes et des circonstances incendie était sur le terrain pour tenter de trouver des indices.

Comment travaille la cellule d'enquête. Reportage Paul Ferrier

Un travail de fourmi

Pour enquêter sur les incendies, sapeurs pompiers, agents forestiers de l'ONF et bien sûr gendarmes travaillent main dans la main, chacun apportant ses compétences. Tout commence dès le départ du feu, l'un des premiers réflexes des pompiers, c'est de sanctuariser la zone d'où semble être parti le sinistre. D'abord y éteindre le feu pour préserver les indices et délimiter la zone. Enfin quand les conditions le permettent, les enquêteurs se rendent sur place.

C'est là que la connaissance du feu et de sa manière de se propager dans la nature prend tout son sens. "On va lire les indices laissés par le feu sur la végétation", explique Lionel Kmiéc, l'ancien responsable de l'unité territoriale Luberon de l'Office Nationale des Forêts à la retraite depuis deux ans. Il a participé, par le passé, a de nombreuses enquêtes du genre. C'est comme ça que les enquêteur "remontent le temps"et parviennent à identifier une zone restreinte d'où serait parti le feu.

"On sait qu'un tronc noirci d'un pin ou d'un chêne, le côté noirci il est à l'opposé de là où est parti le feu", Lionel Kmiéc

Une fois la zone restreinte et bien délimitée, il faut fouiller le sol. Mégots, feu de campeurs ou hydrocarbure par exemple. Les gendarmes peuvent faire des analyses chimiques du sol, voire faire appel à un chien au flair entraîné à la recherche de substances inflammables.