Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Enquête ouverte après les images de la députée de l'Ariège jetée au sol par un policier

-
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Bénédicte Taurine, élue de la France Insoumise, a été poussée au sol par un policier jeudi 27 mai, lors d'une manifestation à Paris, alors qu'elle portait son écharpe tricolore. Le parquet de Paris ouvre une enquête.

La France Insoumise, le parti de Jean-Luc Mélenchon, a demandé au gouvernement de condamner le geste du policier.
La France Insoumise, le parti de Jean-Luc Mélenchon, a demandé au gouvernement de condamner le geste du policier. © Maxppp - Thomas Padilla

Le parquet de Paris ouvre une enquête pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique", après la publication d'images montrant la députée de l'Ariège Bénédicte Taurine jetée au sol par un policier, jeudi 27 mai, lors d'une manifestation d'agriculteurs au siège parisien de Pôle Emploi.

Cette enquête, confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), aura pour but "notamment de déterminer avec exactitude les circonstances des faits au regard du contexte général de l'intervention des forces de l'ordre", a souligné le parquet. La France Insoumise (LFI) avait réclamé "une condamnation claire" de la part du gouvernement et "des poursuites" contre ce policier filmé jetant au sol la députée LFI Bénédicte Taurine. Les images diffusées sur BFMTV et les réseaux sociaux montrent la députée de l'Ariège, qui porte son écharpe tricolore, ballotée dans une bousculade devant le bâtiment, puis un policier placé derrière elle qui la saisit dans le dos et la jette au sol. 

"Je suis en colère, ce qui s'est passé est inacceptable, il n'y avait aucune violence de qui que ce soit, la réponse policière est disproportionnée" a réagi l'élue ariégeoise ce vendredi 28 mai sur France Bleu Occitanie.

Le président de l'Assemblée demande des éclaircissements

La France Insoumise a demandé au gouvernement dans la soirée, via un communiqué, "une condamnation claire de cet acte et des poursuites vis-à-vis ce fonctionnaire de police". "Il y en a qui disent que le problème de la police, c'est la justice. Il y en a qui espèrent qu'une manifestation fasse tomber les digues de la loi et de la Constitution. Il y en a pour qui une élue en écharpe tricolore ne représente rien. Y-a-t-il un pilote à l'Intérieur ?", a demandé le numéro deux de LFI Adrien Quatennens vendredi sur Twitter, en faisant référence aux mots d'ordre de la manifestation de policiers devant l'Assemblée nationale le 19 mai.

Bénédicte Taurine a déploré de son côté un "silence assourdissant de Richard Ferrand (président de l'Assemblée nationale, NDLR) et Emmanuel Macron". Le titulaire du perchoir de l'Assemblée a cependant demandé au ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin "des éclaircissements nécessaires à cet événement" dans un courrier. M. Ferrand précise que la députée ceinte de son écharpe tricolore y est "aisément identifiable". Il avait également été interpellé par le président du groupe communiste à l'Assemblée André Chassaigne, courroucé par cette "violence inqualifiable et inadmissible", lui demandant d'exprimer au nom de tous les députés "l'indignation de la représentation nationale" lors des prochaines questions au gouvernement.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess