Faits divers – Justice

Enquête sur la mort d'un gendarme en Ariège : le suspect mis en examen

Par Stéphanie Mora, France Bleu Toulouse et France Bleu lundi 28 novembre 2016 à 20:36 Mis à jour le mardi 29 novembre 2016 à 8:00

Les investigations dimanche sur les lieux de l'accident qui a coûté la vie au gendarme.
Les investigations dimanche sur les lieux de l'accident qui a coûté la vie au gendarme. © Maxppp - Florent Raoul

Malgré ses dénégations, le chauffard suspecté d'avoir foncé délibérément sur le major de 55 ans samedi soir à Tarascon-sur-Ariège a été mis en examen lundi soir, pour homicide volontaire. Un homme au passé judiciaire particulièrement lourd et dont les déclarations varient.

Malgré ses dénégations, le chauffard suspecté d'avoir foncé délibérément sur le major de 55 ans samedi soir à Tarascon-sur-Ariège a été mis en examen, ce lundi soir, pour homicide volontaire. Un homme au passé judiciaire particulièrement lourd et dont les déclarations varient. Le chauffard qui a renversé le major de gendarmerie à Tarascon-sur-Ariège ce week-end nie une partie des faits.

"La prochaine fois ce sera vous ou moi"

En garde à vue cet homme de 31 ans a assuré qu'il n'avait pas heurté le militaire "intentionnellement". Une version qui n'a pas convaincu le parquet de Toulouse, désormais en charge de l'enquête. Le suspect a été mis en examen pour homicide volontaire avec une double circonstance aggravante : la "qualité de militaire de la victime, et le mode opératoire" a expliqué le procureur de la république Pierre-Yves Couilleau . "Il a choisi de ne pas s'arrêter et d'emprunter l'espace séparant le véhicule de gendarmerie d'un bosquet proche du chemin". Une intention que le suspect aurait même formulé plusieurs fois auparavant d'un : "la prochaine fois ce sera vous ou moi" selon le commandant de la brigade de Tarascon-sur-Ariège. Après les faits, alors qu'il était "menotté dans un véhicule de gendarmerie", il aurait aussi lancé : "je vous avais prévenu".

Un lourd passé judiciaire

Car notre homme n'est pas un inconnu pour les gendarmes ariégeois. Le chauffard présumé a été condamné 24 fois depuis 2002 - onze fois rien que pour cette année - dans des affaires aussi diverses que du vol, des cambriolages, des violences, des incendies ou même des viols sur mineures.

Le major Christian Rusig qui est décédé des suites de ses blessures dimanche est le huitième gendarme tué dans l'exercice de ses fonction en France cette année. Les gendarmes de la région, profondément marqués par ce drame, organisent un mouvement de solidarité : une cagnotte a été ouverte via les réseaux sociaux pour venir en aide à sa famille. La gendarmerie de l'Ariège annonce sur sa page Facebook qu'un hommage national sera rendu mercredi matin (30 novembre) au major Rusig.

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