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Faits divers – Justice

Mort d'un jeune à St-Hilaire-du-Harcouët : ses proches se font entendre sur des panneaux publicitaires

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Cotentin

Du jeudi 25 avril au 2 mai 2019, la famille de Pierre Guépratte, retrouvé pendu sous un pont en 2017, honore sa mémoire sur sept panneaux publicitaires, à Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche). Les proches ne croient pas à la thèse du suicide et demandent une autopsie. Entretien avec leur avocate.

Les proches du jeune Pierre n'abandonnent pas, un an et demi après le drame. Ils continuent de demander une autopsie.
Les proches du jeune Pierre n'abandonnent pas, un an et demi après le drame. Ils continuent de demander une autopsie. - Agnès Guépratte

Saint-Hilaire-du-Harcouët, France

La mort de Pierre Guépratte date de novembre 2017. Ce jour-là, le garçon de vingt ans est retrouvé mort, pendu sous un pont, à Saint-Hilaire-du-Harcouët dans le sud-Manche. Les proches du jeune homme (ses parents et sa sœur) n'ont jamais cru à la thèse du suicide et ils se battent pour qu'une enquête soit menée, à commencer par une autopsie. Leur avocate, Maître Chastant-Morand, était l'invitée de France Bleu Cotentin ce jeudi 25 avril. A partir de ce jeudi et pendant une semaine, un hommage à Pierre Guépratte est rendu sur des panneaux publicitaires de Saint-Hilaire-du-Harcouët.

- Pourquoi la famille de Pierre Guépratte a-t-elle décidé d'utiliser des panneaux publicitaires pour se faire entendre ?

"C'est une famille tout à fait désemparée. Les faits remontent à un an et demi, ça fait un certain temps et la famille ne croit absolument pas à la thèse du suicide. Elle a sollicité un certain nombre de choses dont la première, essentielle, est l'exhumation du corps avec une autopsie qui n'a jamais eu lieu."

- C'est aujourd'hui ce que réclame la famille : une autopsie.

"La famille le demande déjà depuis près d'une année ! Elle n'arrête pas de demander qu'un expert légiste soit désigné pour effectuer, sur le corps de Pierre, des constatations médico-légales. Il y a d'ailleurs une information qui a été ouverte à la suite d'une plainte déposée par les proches. Dans le cours de cette information, ils demandent cette autopsie."

- Cette initiative, elle sert à diffuser ce message, cette revendication sur la place publique ? Pour que les gens se souviennent ?

"Ce qu'il y a, c'est qu'ils demandent que des mesures concrètes soient effectivement prises. Comme cette autopsie. Pour eux, c'est une clé importante. L'autopsie va permettre d'examiner le corps de Pierre, et de savoir ce qu'il y a ! Si, par exemple, il y a eu des fractures cervicales ou autre ! Mais cette mesure apparaît indispensable. Et ils ont le sentiment d'être extrêmement isolés et moralement dans une situation très difficile. C'est la raison pour laquelle l'idée leur est venue d'organiser cette location de panneaux publicitaires. C'est une petite manifestation d'hommage, d'abord à leur fils ... et d'autre part, il y a ce besoin de partager et d'avoir un soutien. Je dois le dire, ils se sentent un peu abandonnés."

- En tant qu'avocate, est-ce que cette demande d'autopsie est réaliste selon vous, alors qu'elle traîne déjà depuis des mois ?

"Ce que je regrette, c'est que l'exhumation n'ait pas pu avoir lieu, mais il n'est jamais trop tard. Mais par contre, il faut le faire le plus vite possible ! On sait qu'il y a toujours des risques de dépérissement de preuves ! Il ne faut pas se le cacher. C'est dommage, le temps passé est problématique, et il ne faut pas que ça dure encore davantage. Voilà le vœu des parents."