Faits divers – Justice

Enregistrements Buisson : la justice rendra sa décision vendredi suite au recours de Sarkozy

France Bleu lundi 10 mars 2014 à 8:38 Mis à jour le lundi 10 mars 2014 à 17:00

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni demandent le retrait des enregistrements réalisés à leur insu
Nicolas Sarkozy et Carla Bruni demandent le retrait des enregistrements réalisés à leur insu © MaxPPP

L'ancien président de la République a engagé une procédure en urgence devant le Tribunal de grande instance de Paris, qui a été examinée ce lundi après-midi. Ils veulent faire retirer les extraits de conversations enregistrées par Patrick Buisson lors de réunions pendant le quinquennat Sarkozy, diffusés sur Atlantico.fr. La décision sera rendue vendredi.

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy ne veulent pas que des extraits de conversations privées se retrouvent en accès public : ils ont engagé une procédure d'urgence devant le Tribunal de grande instance de Paris, à la fois contre l'ancien conseiller du président, Patrick Buisson, et contre le site d'information en ligne, Atlantico. Cette procédure a été examinée ce lundi, et la décision sera rendue vendredi. 

Dans la ligne de mire de l'ex-couple présidentiel : des enregistrements réalisés pendant des réunions entre Nicolas Sarkozy et ses conseillers pendant son quinquennat, enregistrés par Patrick Buisson et qui ont été diffusés dans la presse. L'ancien président et son épouse demandent le retrait de ces extraits sonores, ainsi qu'un euro symbolique de dommages et intérêts à Atlantico, et 30.000 euros à Patrick Buisson. 

L'un des extraits retirés du site Atlantico

"Ces conversations, captées en continu, pendant toute la durée de la présence de Patrick Buisson auprès de Nicolas Sarkozy qui se trouvait dans une résidence privée en compagnie de son épouse, n'avaient aucune vocation à se retrouver fixées et diffusées dans le public ", explique l'assignation en justice. 

L'assignation concerne quatre extraits sonores diffusés sur le site Atlantico, dont un a d'ores et déjà été retiré dimanche. On y entendait Carla Bruni. Le site a justifié son retrait par le fait que l'ex-première dame "n'est pas une personnalité politique ". En outre, même si le Tribunal ordonne le retrait des extraits, il reste impossible de bloquer préventivement la diffusion d'autres extraits. Nicolas Sarkozy et Carla Bruni espèrent donc que la sanction sera dissuasive.