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Faits divers - Justice

Enregistrements de Benalla : la cheffe de la sécurité de Matignon démissionne, nouvelle enquête sur un contrat russe

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

La responsable du groupe de sécurité du Premier ministre a démissionné jeudi, suite à son audition dans le cadre de l'enquête sur les conditions d'enregistrement d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase diffusée par Mediapart. La justice a ouvert une enquête sur un contrat russe.

 Alexandre Benalla à Paris le 21 janvier 2019
Alexandre Benalla à Paris le 21 janvier 2019 © Maxppp - Christophe Morin

La responsable du groupe de sécurité du Premier ministre a démissionné jeudi, après avoir été entendue mardi dans le cadre de l'enquête sur les conditions d'enregistrement de conversations entre Alexandre Benalla, ex-chef de cabinet adjoint du Président de la République et Vincent Crase, chargé de mission sécurité à LREM. Dans la foulée, le ministère des Armées a annoncé la suspension du compagnon de cette dernière, un militaire soupçonné d'être également mouillé dans le dossier.

Le site internet d'investigation a rendu public le 31 janvier ces enregistrements datant du 26 juillet, dans lesquels Alexandre Benalla se prévaut du soutien d’Emmanuel Macron. Depuis, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations." Objectif pour les enquêteurs : faire la lumière sur les conditions dans lesquelles ont été enregistrées ces conversations, et comprendre comment Mediapart a pu se les procurer.

La cheffe de sécurité de Matignon nie les enregistrements

Dans un article mis en ligne mercredi, le site d'informations affirmait que c'est après la transmission d’éléments par les services du Premier ministre que cette enquête a été ouverte et une perquisition ordonnée, le week-end dernier. Selon Mediapart, Matignon a transmis ces informations à la justice après avoir été sollicité par un journaliste de Valeurs actuelles. Ce dernier cherchait à vérifier que les enregistrements diffusés par le site d'Edwy Plenel avaient eu lieu dans l’appartement de la responsable du GSPM, chargé de la sécurité du Premier ministre. 

Entendue par la brigade criminelle, la cheffe du GSPMa nié être à l’origine des enregistrementsmais a  "reconnu avoir reçu A. Benalla à son domicile pour lui témoigner son soutien, à la même période, sans pouvoir préciser le jour" selon les informations du Parisien. Seul son compagnon, le militaire suspendu de ses fonctions ce vendredi, était présent affirme-t-elle. La policière, qui dirigeait le groupe chargé de la sécurité rapprochée qui accompagne en permanence le Premier ministre, n'avait pas informé le cabinet de cette rencontre avec M. Benalla jusqu'à la semaine dernière a appris l'AFP de sources concordantes.

Matignon affirme n'avoir donné aucune instruction concernant la perquisition de Mediapart 

La tentative de perquisition des locaux de Mediapart, lundi, a-t-elle été provoquée par Matignon ? Non, Matignon n'a donné "aucune instruction" au parquet de Paris assure le Premier ministre Edouard Philippe dans une interview à Paris-Normandie publiée ce vendredi 8 février.

Une nouvelle enquête sur un contrat russe 

Par ailleurs, le parquet financier a ouvert une enquête sur un contrat signé avec un sulfureux oligarque russe. Selon Mediapart, les investigations du PNF ont été ouvertes, à une date non précisée, pour "corruption" et concernent un contrat signé entre Mars, la société de Vincent Crase - ex-employé de LREM et gendarme réserviste - et l'oligarque russe Iskander Makhmoudov, qui aurait été "négocié" par Alexandre Benalla, "du temps où il était à l'Elysée". Le journal en ligne avait révélé l'existence de ce contrat le 17 décembre, affirmant que M.Makhmoudov avait rémunéré M. Crase 294.000 euros le 28 juin 2018. Le contrat, qui "prévoyait la protection des biens immobiliers en France de l'homme d'affaires, et de sa famille à Monaco" selon Mediapart, avait été sous-traité à la société Velours, ancien employeur de M. Benalla.  A la tête de la "Société minière et métallurgique de l'Oural" (UGMK), M. Makhmoudov est présenté par la justice espagnole, avec laquelle il a eu maille à partir, comme faisant partie de l'organisation criminelle russe Izmailovskaïa.

Le 21 janvier, Vincent Crase avait affirmé devant le Sénat avoir travaillé pour cet oligarque russe une fois parti de l'Elysée, et sans l'aide d'Alexandre Benalla, mis en examen comme lui pour des violences sur des manifestants le 1er mai 2018.  Mais selon Mediapart, les discussions autour du contrat ont commencé "dès l'hiver 2017" et "se sont accélérées en juin" 2018.

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