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Faits divers - Justice

Enregistrements de Benalla : le parquet ouvre une enquête, Mediapart refuse une perquisition

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Par , France Bleu

Des magistrats ont tenté de perquisitionner les locaux de Mediapart, lundi, dans le cadre d'une nouvelle enquête ouverte sur les enregistrements d'Alexandre Benalla, et portant sur faits présumés "d'atteinte à l'intimité de la vie privée. "Un scandale", dénoncent les responsables du média en ligne.

Mediapart a publié le 31 janvier des enregistrements sonores d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase.
Mediapart a publié le 31 janvier des enregistrements sonores d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase. © Maxppp -

Le parquet de Paris a, selon l'AFP, ouvert une enquête pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations", suite à la publication d'enregistrements d'Alexandre Benalla par Mediapart le 31 janvier. Dans ce cadre, les magistrats ont voulu perquisitionner les locaux de Mediapart, révèle le site d'informations ce lundi.

Pas de plainte d'Alexandre Benalla, selon l'AFP

Selon l'AFP, l'enquête préliminaire du parquet est intervenue à la suite de la réception par le parquet de Paris d'"éléments", dont la nature n'a pas été précisée. La source judiciaire de l'AFP affirme qu'elle n'a pas été déclenchée à la suite d'une plainte d'Alexandre Benalla.

Le média en ligne a indiqué avoir refusé cette perquisition, où s'étaient présentés deux magistrats du parquet et des enquêteurs qui voulaient saisir les enregistrements en question dans le cadre de cette procédure. "Comme on est dans le cadre d'une enquête préliminaire, nous avons le droit de refuser une perquisition et nous l'avons donc évidemment refusée", a expliqué le journaliste Fabrice Arfi.

Les responsables du site d'informations ont organisé en début d'après-midi une conférence de presse, pour commenter cet événement. "Nous sommes face à une dérive liberticide", a estimé Fabrice Arfi, avant d'ajouter : "Nous sommes face à une affaire d'Etat et monsieur Benalla serait la victime d'un non-respect de l'intimité de sa vie privée." Même son de cloche du côté d'Edwy Plenel, co-fondateur de Mediapart. "Cette perquisition est un scandale ordonné par le nouveau procureur de la République de Paris, dont on connaît les conditions de nomination sur pression du pouvoir exécutif", a-t-il dénoncé au micro de France Inter.

"Je rappelle qu'il y a des faits dont la justice est saisie par des juges d'instruction sur monsieur Benalla", a-t-il poursuivi. "Vendredi, je recevais une demande de la police - à la demande des juges - de donner nos éléments factuels, d'enregistrements, de preuves, qui permettent de montrer la violation du contrôle judiciaire par monsieur Benalla, [mais aussi] les faits d'effacement de preuves par messieurs Benalla et Crase, l'histoire du contrat russe etc. Tout cela était pour les juges. Et deux jours après, manœuvre du parquet [...] qui essaye de venir faire cette perquisition à Mediapart", a-t-il déploré.

Mediapart a publié le 31 janvier des enregistrements sonores présentés comme ceux d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, ex-responsable de la sécurité du parti LREM. Des bandes dont on ignore la provenance, dans lesquelles on entend les deux hommes discuter de l'enquête autour des violences présumées du 1er-Mai, de la réaction de l'Élysée, et d'un contrat passé avec un oligarque russe via une société de sécurité privée. 

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