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Dossier : Attentat de Conflans-Sainte-Honorine

Enseignant tué dans les Yvelines : ce que l'on sait sur l’agression et le tueur

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Un enseignant a été décapité ce vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) et son agresseur présumé tué par la police, dans la ville voisine d'Eragny (Val-d'Oise). Le parquet national antiterroriste s'est immédiatement saisi de l'enquête.

Un homme a été décapité ce vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Son agresseur présumé a été tué par la police.
Un homme a été décapité ce vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Son agresseur présumé a été tué par la police. © AFP - ABDULMONAM EASSA

Un professeur a été décapité ce vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Son agresseur présumé a été tué par la police dans la ville voisine d'Eragny (Val-d'Oise).

Vers 17 heures ce vendredi, les policiers de la brigade anticriminalité de Conflans Sainte-Honorine ont été appelés pour un individu suspect rôdant près du collège du Bois d'Aulne. Sur place, ils ont découvert la victime et, 200 mètres plus loin à Eragny, ils ont tenté d'interpeller un homme armé d'une arme blanche qui les menaçait et ont donc fait feu sur lui, précise l'AFP. 

L'enseignant avait montré des caricatures de Mahomet en cours

Selon une source policière, la victime est un professeur d'histoire du collège du Bois-d'Aulne à Conflans Sainte-Honorine

L'homme âgé de 47 ans, avait montré récemment à ses élèves des caricatures de Mahomet en cours, suscitant, une vive émotion au sein de l'établissement qui s'est répercutée au sein de la commune, souligne franceinfo. Il avait fait l'objet de menaces après ce cours d'histoire. 

Selon Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE, la victime aurait "invité les élèves musulmans à sortir de la classe" avant de montrer une caricature du prophète accroupi avec une étoile dessiné sur ses fesses et l'inscription "une étoile est née".

On a appris ce samedi que le professeur d'histoire était visé par une plainte déposé par le père d'une élève le 8 octobre pour diffusion d'images pornographiques.  Ce père reprochait à l'enseignant d'avoir montré à ses élèves des caricactures de Mahomet, dont une qui présentait le prophète nu. 

Entendu par la police le 12 octobre, le professeur d'histoire avait démenti la présence de la fille de ce père de famille ce jour là en classe. Il a alors déposé plainte à son tour pour diffamation. 

L'agresseur est un jeune homme de 18 ans

Avant d'être abattu par la police, l'auteur présumé des faits avait publié sur Twitter la photo de son acte, revendiquant ainsi son geste. La police mène des investigations pour authentifier ce compte, pour être sûre qu'il appartient bien au suspect ou à un complice. 

L'agresseur aurait également crié "Allah Akbar" avant d'être tué par les forces de l'ordre, selon une source proche de l'enquête. 

Selon une source judiciaire, l'assaillant a bien été identifié. Une pièce d'identité a été trouvée sur lui. Il s'agit d'un jeune homme de 18 ans d'origine tchétchène né à Moscou. Il était domicilié à Evreux dans l'Eure. Il était connu pour des antécédents de droit commun. Mais son casier judiciaire était vierge. Le jeune homme n'avait montré aucun signe de radicalisation. 

Le parquet national antiterroriste saisi de l'enquête

Le parquet national antiterroriste a annoncé à l'AFP s'être immédiatement saisi de l'affaire. Une enquête ouverte pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Les investigations ont été confiées à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Neuf personnes en garde à vue

Selon l'AFP, neuf personnes étaient en garde à vue ce samedi matin après l'attaque dont a été victime le professeur d'histoire du collège Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine. 

Quatre proches de l'assaillant abattu par la police, dont un mineur, ont été dans un premier temps placés en garde à vue. Il s'agit de membres de son entourage familial interpelés à Evreux dans l'Eure : un grand-parent, les parents et le petit frère.

Des perquisitions, notamment dans les Yvelines, ont eu lieu vendredi dans la soirée dans l'entourage de l'homme suspecté d'avoir décapité l'enseignant et abattu par la police. 

Emmanuel Macron appelle à faire bloc contre "l'obscurantisme"

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, en déplacement au Maroc, est aussitôt rentré à Paris et a ouvert une cellule de crise "en lien avec le président de la République et le Premier ministre".

Emmanuel Macron, lui, s'est rendu ce vendredi soir à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Il a qualifié la décapitation de cet enseignant d'"attentat terroriste islamiste". Le chef de l'Etat a aussi assuré aux enseignants que la nation ferait bloc contre "l'obscurantisme" pour les "protéger et les défendre".

Le ministre de l'Education nationale recevra ce samedi matin à 9 heures les représentants du personnel de l'établissement et des parents d'élèves du collège du Bois d'Aulne. Jean-Michel Blanquer indique qu'il s'adressera en vidéo "à tous les professeurs, à tous les personnels et aux familles".

L'académie de Versailles met en place ce samedi une cellule d'information à destination les élèves, les personnels et les parents d'élèves.  Elle ouvre ses portes de 9h à 19h, précise un communiqué publié sur Twitter.

Une attaque trois semaines après l'attentat devant les anciens locaux de Charlie Hebdo

Cette attaque survient trois semaines jour pour jour après l'attentat au hachoir perpétré par un jeune Pakistanais de 25 ans devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, qui avait fait deux blessés graves.

L'auteur de cet attentat islamiste avait déclaré aux enquêteurs avoir agi en réaction à la publication et la republication par Charlie Hebdo début septembre des caricatures de Mahomet, qui avaient fait de l'hebdomadaire satirique une cible des jihadistes.

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