Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Attentat de Conflans-Sainte-Honorine

Enseignant tué dans les Yvelines : que sait-on du tueur ?

-
Par , France Bleu

Le procureur national antiterroriste a fait le point ce samedi sur l'enquête après la découverte d'un enseignant décapité à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) vendredi 16 octobre. Son jeune agresseur, tué par la police, n'était pas connu des services de renseignement pour radicalisation.

L'assaillant est un jeune de "nationalité russe d'origine tchétchène", a indiqué le procureur national antiterroriste.
L'assaillant est un jeune de "nationalité russe d'origine tchétchène", a indiqué le procureur national antiterroriste. © AFP - BERTRAND GUAY

Après l'attaque contre Samuel Paty, l'enseignant d'histoire-géographie décapité vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard, a fait le point sur l'enquête ce samedi. 

Il a notamment donné des détails supplémentaires sur le profil du jeune assaillant, tué par la police vendredi 16 octobre. Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire. Une enquête est ouverte pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Inconnu des services de renseignement pour radicalisation

Le tueur a pu être rapidement identifié par les enquêteurs. Une pièce d'identité a été trouvée sur lui. Abdoullakh A. est né le 12 mars 2002. Il est de "nationalité russe d'origine tchétchène", a indiqué le procureur national antiterroriste lors de ce point presse. Il a obtenu le 4 mars 2020 un titre de séjour valable jusqu'en mars 2030 . Il avait le statut de réfugié et habitait à Evreux en Normandie.

L'auteur des faits était connu pour des antécédents de droit commun, "des dégradations de bien public et violences en réunion quand il était mineur" mais il n'était pas connu des services de renseignement pour radicalisation. Ses voisins parlent de lui comme un jeune homme "discret", "plongé dans la religion" depuis trois ans, selon des témoignages recueillis par l'AFP.

Arrivé en France à la fin de l'école primaire

Selon les informations de franceinfo, Abdoullakh A. était arrivé en France à la fin de l'école primaire. C'était un très bon élève d'après une de ses anciennes institutrices rencontrée par France Bleu Normandie. Cette dernière précise qu'il s'agissait d'un garçon pour qui la religion était très présente. Il écrivait des signes religieux dans son agenda, ainsi que des "Vive Allah".

Pour l'heure, le procureur général du parquet national antiterroriste n'a pas donné de précisions sur les liens éventuels qui pourraient le rattacher au collège de Conflans-Sainte-Honorine, à plus de 100 km de son domicile. 

L'attaque revendiquée sur son compte Twitter

Après l'attaque, l'assaillant a posté un message sur Twitter montrant une photo de la tête décapitée de la victime avec un message adressé à Emmanuel Macron, "le dirigeant des infidèles" : il dit vouloir venger celui "qui a osé rabaisser Muhammad"

Selon les premiers témoignages, il se trouvait déjà devant le collège le vendredi après-midi. "Il avait sollicité des élèves afin de lui désigner la future victime", souligne Jean-François Ricard. La première exploitation de son téléphone a permis de retrouver son texte de revendication ainsi qu'une photo de l'enseignant enregistrée à 16h57.

Pour rappel, Samuel Paty, quadragénaire et père de famille, enseignait l'histoire-géographie au collège du Bois d'Aulne. Le 5 octobre, il avait organisé un débat autour des caricatures de Mahomet avec ses élèves de quatrième dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression, provoquant la colère de certains parents d'élèves.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess