Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Agression filmée d'une enseignante à Agde : "Je vais te crever, je vais te plumer"

-
Par , France Bleu Hérault

Cinq jours après la violente agression d'une enseignante à Agde, la rectrice va à la rencontre de l'équipe pédagogique de l'école Jules-Verne ce vendredi. Récit de cette agression dont nous avons pu visionner des extraits.

L'école Jules Verne à Agde, théâtre de l'agression d'une enseignante lundi dernier
L'école Jules Verne à Agde, théâtre de l'agression d'une enseignante lundi dernier © Radio France - Stéphane Pocher

Agde, France

La rectrice d'académie rend visite ce vendredi après-midi aux personnels de l'école Jules-Verne d'Agde (secteur Cap d'Agde), théâtre d'une agression lundi dernier. Une enseignante a été menacée de mort, insultée et frappée par les parents d'un élève. Elle a porté plainte et a été mise en arrêt pour deux semaines. Une cellule d'écoute et des médiateurs de l'EMAS (équipe mobile d'accompagnement à la sécurité), sont intervenus.

Toute la scène filmée

Toute la scène, d'une grande violence, a été filmée par l'enseignante elle-même. Elle démarre dans le bureau du directeur de l'école où sont confrontés l'enseignante et l'élève en cause, accompagné de sa mère, de sa grand-mère et d'un autre enfant. Sur la vidéo, la grand-mère est debout et hurle: "J'ai porté plainte, je ne veux plus que vous vous occupiez de .... !" La mère, très jeune, enchaîne : "Je vais porter plainte et je t'attends à la sortie !" Elle avance et tente d'attraper le téléphone de l'enseignante. Le directeur la met à la porte du bureau ainsi que l'un des deux enfants. 

"Quand le matin on est mal baisée, on reste chez soi"

La grand-mère reprend : "Je ne veux pas que vous vous occupiez de lui. On le met pas à l'école pour que vous lui appreniez l'agressivité !". L'enseignante se défend : "Je ne l'ai pas tapé. C'est lui qui a tapé l'enfant !" Réponse de la grand-mère  : "Ça c'est vous qui le dites (...). Je vais vous dire un truc : quand le matin on est mal baisée, on reste chez soi. Maintenant vous faites LA femme, là, dans le bureau du directeur, je vous jure sur la tête de mon défunt père, quand je te croise dehors, (...) je te crève. 

"Il tape les autres devant une maîtresse qui le gronde et vous, vous venez engueuler la maîtresse ?"

L'institutrice tente de se défendre: "Il tape les autres devant une maîtresse qui le gronde et vous, vous venez engueuler la maîtresse ? Le ton monte de plus belle. La grand-mère : "Je vais te crever, je vais te plumer.... Je vais te plumer."

La vidéo s'arrête en dehors du bureau où la mère de l'enfant s'en prend à nouveau à l'enseignante qu'elle frappe plusieurs fois.

Une hiérarchie trop longtemps silencieuse

Alors que des voix se sont élevées cette semaine pour dénoncer le silence de la hiérarchie et l'absence de soutien à la victime, la rectrice Béatrice Gille exprime aujourd'hui son "soutien inconditionnel à l'enseignante, au directeur d'école et à tous les personnels". D'où la rencontre ce vendredi après-midi avec l'équipe éducative, organisée dans une certaine précipitation.

Soixante-quinze faits de violence depuis la rentrée

Cette nouvelle affaire survient dans un contexte délicat. Jeudi des rassemblements d'enseignants avaient lieu un peu partout en France en hommage à Christine Renon, la directrice d'une école primaire qui s'est suicidée la semaine dernière dans son établissement de Pantin (Seine-Saint-Denis). Une manière aussi de dénoncer les conditions de travail.

Par ailleurs, d'après le syndicat SNUIPP, l'EMAS (équipe mobile d'accompagnement à la sécurité) a recensé 75 faits de violence depuis la rentrée dans le département. Un record. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu