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Entendue chez elle, en fin de vie : le procès inédit de l'aide soignante accusée d'avoir drogué ses collègues

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

Elle est accusée d'avoir drogué plusieurs de ses collègues entre 2014 et 2019. Une ex-aide-soignante de l'hôpital de Trévenans devait comparaître ce mercredi 5 mai au tribunal judiciaire de Belfort. Mais son état de santé a contraint le tribunal à prendre des mesures inédites.

L'entrée de la salle d'audience au tribunal judiciaire.
L'entrée de la salle d'audience au tribunal judiciaire. © Radio France - Théo Hetsch

C'est une course contre la montre qui s'engage pour rendre la justice à temps, ce mercredi 5 mai, au tribunal judiciaire de Belfort. L'aide-soignante accusée d'avoir drogué plusieurs de ses collègues à l'hôpital de Trévenans, entre 2014 et 2019, devait comparaître devant le tribunal. Mais la prévenue n'était pas là, diminuée par de lourds problèmes de santé. Le tribunal a décidé d'aller l'auditionner directement chez elle d'ici la fin du mois.

Un état de santé qui ne lui permet pas de se déplacer

Cette aide soignante de 57 ans, atteinte d'une tumeur du cerveau, a selon les médecins, moins d'un an et demi d'espérance de vie. "C'est le dossier d'une vie, d'une fin de vie même", a résumé ce mercredi le procureur face au banc vide de la prévenue. Suite aux nombreuses séances de chimiothérapie et de radiothérapie, elle souffre de confusion, de troubles de la concentration, etc... La prévenue "ne semble pas en mesure de comparaître" estiment donc les experts. Et tout laisse penser qu'elle ne sera jamais plus en état de comparaître devant une cour correctionnelle.

Une audition à domicile et un avocat commis d'office

Comment alors rendre justice aux victimes ? Dans la salle comble du tribunal, les 13 parties civiles et leurs familles s'enfoncent dans leurs sièges. Pendant près de cinq ans, l'aide-soignante les a drogué avec deux substances : le tramadol et la loxapine, des sédatifs et narcotiques, aux multiples effets secondaires. "Je ne me vois pas leur dire qu'ils ne seront jamais indemnisés" lance maître Giuranna, avocat de la principale victime - la seule pour laquelle l'aide-soignante reconnaît lui avoir administré des produits. "Il faut désigner un avocat commis d'office" complète maître Bergelin.

C'est finalement ce qu'a décidé le tribunal, qui ira auditionner chez elle la prévenue le 31 mai prochain. La présidente du tribunal se rendra à son domicile, en présence d'un greffier, avant une audience prévue le 2 juin. "Ma cliente veut qu'on puisse poser des questions à la prévenue et ce sera fait, même si ça l'est indirectement, on aura tout essayé", salue maître Giuranna. "C'était la meilleure décision possible, le tribunal a mis tout en oeuvre pour pouvoir juger le 2 juin", salue également maître Bergelin.

"Dans tous les cas, il va falloir aller très vite" s'accordent les avocats. En cas de décès, les poursuites ont toutes les chances d'être enterrées. 

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