Faits divers – Justice

En Isère, il y a entre 100 et 150 islamistes radicalisés

Par Alexandre Berthaud, France Bleu Isère et France Bleu lundi 10 octobre 2016 à 6:00

La police est de plus en plus mobilisée par la lutte anti-terroriste.
La police est de plus en plus mobilisée par la lutte anti-terroriste. © Radio France

Selon des informations révélées par le Journal du Dimanche, la France compte plus de 15 000 islamistes radicalisés, signalés, et surveillés par la police. Parmi eux, plus d'une centaine se trouve en Isère.

Ils sont entre 100 et 150 à être radicalisés et à résider dans le département de l'Isère. Voilà ce que nous apprennent les statistiques fournies par le ministère de l'Intérieur et révélées par Le Journal du Dimanche. Parmi les 96 départements métropolitains, 16 départements ont plus de 150 islamistes radicaux sur leur territoire (plus que l'Isère), mais 66 en ont moins. L'Isère, comme cinq autres départements de de la région Auvergne-Rhône-Alpes (Savoie, Haute-Savoie, Loire et Puy-de-Dôme sont dans la même tranche, le Rhône compte plus de 300 radicalisés sur son territoire) est donc dans la moyenne haute.

Le profil "type" : un garçon entre 18 et 25 ans

Les individus surveillés sont "susceptibles de constituer une menace", selon le rapport. Parmi eux 18% sont des mineurs mais la majorité sont majeurs. Des garçons, entre 18 et 25 ans, issus des quartiers périphériques des grandes villes. Dans 20% des cas, ils ont un passé de petit délinquant. Le point commun à beaucoup d'entre eux : un contexte familial difficile, et un manque d'identité. "Ces jeunes ne se reconnaissent ni dans la France, ni dans le pays de leurs parents ou grands-parents", selon le JDD.

4.000 individus "très menaçants"

Parmi ces 15.000 potentielles menaces, 4.000 sont très susceptibles de passer à l'action et sont surveillés directement par la Sécurité Intérieure (DGSI). En tout, plus de 2.000 Français ou résidents en France sont impliqués dans des filières djihadistes.

Forcément, les policiers ont une charge de travail bien plus élevée. Yannick Biancheri, responsable syndical SGP-Police FO en Isère réclame des "moyens supplémentaires" pour lutter, mais aussi pour "éviter l'effet de vases communicants". Il ne faut pas que les autres services subissent l'effort fait contre le terrorisme selon lui.

Pour le délégué syndical, non seulement les moyens humains dont dispose la police sont insuffisants pour surveiller efficacement tous les radicalisés, mais aussi "dangereux" pour les "autres" policiers, ceux qui pratiquent des interventions courantes.

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