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Faits divers – Justice

Eon Reality à Laval, la gabegie financière

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Par , France Bleu Mayenne

Le tribunal de commerce a prononcé ce lundi la liquidation de l'entreprise Eon Reality à Laval, spécialisée dans la Réalité virtuelle. Un dossier qui traduit l'énorme gaspillage d'argent public car la société américaine a reçu près de quatre millions d'euros des mains des pouvoirs publiques.

Argent (illustration)
Argent (illustration) © Maxppp - Jean-Luc Flémal

Laval, France

Malgré les nombreux coups de pouce et le tapis rouge déroulé en 2014 lors de l'arrivée d'Eon Reality à Laval, la belle histoire d'une société américaine s'installant à Laval, fief de la Réalité virtuelle en France n'a pas eu lieu. Eon Reality est tout simplement liquidé par le tribunal de commerce de Laval ce lundi. Ce spécialiste des applications 3D, installé aux Pommeraies était en cessation de paiement depuis le 31 août 2018. Pour permettre à Eon Reality de développer ses projets et de tenir ses promesses, l'entreprise avait pourtant reçu quatre millions d'euros d'argent public.

Aucun garant

En 2014, la municipalité socialiste de Jean-Christophe Boyer et le conseil communautaire de Laval Agglomération s'était réjouis, à raison, de l'arrivée de l'américain Eon Reality et de ses ambitions : 150 emplois en 5 ans notamment. Laval Agglomération a donné 400 mille euros de subventions, l'État 300 mille euros. Mais la somme la plus importante investie par les pouvoirs publics est le fait de la Région Pays de la Loire, 3.1 millions d'euros sous la forme d'un prêt. Eon Reality était censé le rembourser sur trois ans. 

Mais les problèmes financiers, pointant déjà le bout de leur nez, l'étalement du prêt avait été rallongé en 2018. Aujourd'hui ce n'est plus que de l'argent perdu. D'ordinaire, des établissements privés, souvent des banques, se portent caution des entreprises recevant de l'argent public "au cas où" elles connaîtraient des difficultés. Des garants visiblement absents de la démarche d'Eon Reality.

Un échec à Clermont-Ferrand

Ce n'est pas la première fois que l'américain Eon Reality fait le coup. En France déjà à Clermont-Ferrand, en 2008, le spécialiste des applications 3D avait promis d'équiper un centre de réalité virtuelle. Promesse là aussi non-tenue. C'est une association qui gère cette structure. Une situation qui n'avait pourtant pas échappé à la mairie de Laval en 2014 d'après l'élue de l'opposition de l'époque, Samia Soultani-Vigneron. 

"J'avais alerté avec le peu de moyen que j'avais en tant qu'élue d'opposition, sur cette éventuelle installation pour bénéficier d'aides des collectivités et sans garanties, et qu'il fallait être vigilant dans les décisions qui allaient être prises par Laval Agglomération et la Région (à majorité socialiste en 2014, ndlr). On m'avait répondu que je faisais de la politique politicienne alors que j'étais vraiment sincère dans ma démarche" explique l'actuelle vice-présidente du conseil régional (Les Républicains). Contacté par France Bleu Mayenne l'ancien maire de Laval Jean-Christophe Boyer ne souhaite pas s'exprimer sur le sujet.

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