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Faits divers - Justice

Eric Desnoue condamné à 30 ans de prison pour le meurtre de sa femme

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Par , , France Bleu Belfort-Montbéliard

La peine du chauffeur routier de Bourogne est plus lourde en appel qu'en première instance. Eric Desnoue est condamné non plus à 25 ans mais à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme en 2013. Les ossements de son épouse avaient été retrouvés 8 mois plus tard en forêt d'Urcerey.

Le corps avait été retrouvé en août 2013 en forêt d'Urcerey dans le Territoire de Belfort
Le corps avait été retrouvé en août 2013 en forêt d'Urcerey dans le Territoire de Belfort © Maxppp - Pascal Chevillot

Urcerey, France

Eric Desnoue voit sa peine aggravée en appel. Ce chauffeur routier de 56 ans était jugé ce lundi et mardi 10 décembre pour le meurtre de son épouse en 2013 devant la Cour d'appel de Besançon. Les ossements avaient été retrouvés 8 mois après le drame, en août dans la forêt d'Urcerey dans le Territoire de Belfort. 

La cour a suivi les réquisitions du ministère public

En première instance, Eric Desnoue avait écopé de 25 ans de réclusion criminelle. Il écope cette fois de 30 ans de réclusion, dont 20 ans de sûreté. Il avait fait appel du verdict. "Nous sommes dans une société où l'on n'admet pas qu'un mari inflige la mort à sa femme. On n'admet pas que le membre d'un couple dispose de l'autre selon son bon vouloir", a déclaré le procureur général, Christophe Barret, évoquant les "féminicides".

Jugé depuis lundi devant les assises du Doubs, Eric Desnoue a reconnu avoir tué sa deuxième femme, Françoise, 56 ans, dans la nuit du 27 au 28 août 2013, à leur domicile de Bourogne (Territoire de Belfort), soutenant qu'il s'agissait d'un accident, sans toutefois convaincre les jurés.

Le couple s'était disputé à propos de la maîtresse de l'accusé. "J'en avais marre de l'entendre crier, je lui ai mis un coup d'épaule pour qu'elle arrête. Elle est tombée dans l'escalier. Elle était allongée, elle saignait derrière la tête, j'ai eu peur, je suis remonté", a-t-il soutenu.

La sang lavé dans plusieurs pièces

L'autopsie du corps, retrouvé dans un bois 8 mois après les faits, n'a pas permis d'établir les causes exactes du décès. Mais l'enquête a révélé que l'accusé avait effacé des messages échangés avec son épouse avant le crime, lavé le sang dans plusieurs pièces de la maison avant de dissimuler dans une forêt le corps de sa femme, une ancienne vendeuse en boulangerie.

Pour les avocats de la famille de Mme Desnoue, Maîtres Randall Schwerdorffer et Julien Robin, "la mort de Françoise repose sur un processus criminel nourri depuis de nombreux mois pour préparer l'arrivée d'une autre et piller l'argent" de la victime. 

"C'est un homme en pleine duplicité entre des jeux amoureux", a plaidé de son côté le conseil de l'accusé, Me Patrick Uzan. "Mais Eric Desnoue n'a pas voulu tuer votre maman", a-t-il lancé aux enfants de la victime.  Réfutant toute volonté de commettre un homicide, l'avocat a plaidé des "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

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