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Éric Mathais, procureur de la République de Dijon : "Mieux prendre en compte les victimes"

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Par , , France Bleu Bourgogne

Face à l'augmentation des faits d'incivilité en Côte-d'Or, le procureur de la République de Dijon, Éric Mathais, ambitionne d'accélérer le rythme de la justice, alors que l'épidémie de Covid-19 fait toujours rage et continue d'allonger les délais dans les tribunaux.

Eric Mathais, le procureur de la république de Dijon
Eric Mathais, le procureur de la république de Dijon © Radio France - Arnaud Racapé

À la Cité judiciaire de Dijon, on scrute la moindre information sur un reconfinement à venir. S'il devait être décidé par le gouvernement, cela risquerait d'allonger à nouveau les délais de justice, déjà bien compliqués à tenir, comme le confirme le procureur de la République de Dijon, Éric Mathais.

"On a eu avec l'année 2020 beaucoup de dossiers renvoyés, cela s'ajoute à tous les autres qu'on a à juger." Cela concerne d'abord "les affaires familiales : il faut plusieurs mois, un an parfois pour obtenir une date, ce n'est pas raisonnable. Les jugements en correctionnelle aussi, on a dû renvoyer énormément pendant la grève des avocats et pendant le premier confinement, et puis une activité pénale qui a la fin de l'année 2020 a été très intense." 

Justice de proximité

Pour désengorger les tribunaux justement, la réforme de la justice lancée par le gouvernement promet d'instaurer une justice de proximité. Et Éric Mathais promet d'aller au-delà du slogan "L'idée, c'est que l'on traite mieux les petits délits du quotidien, ceux auxquels vous êtes confrontés, vous à Dijon et ailleurs en Côte-d'Or, les incivilités, les petites dégradations. Jusqu'à présent, on pouvait laisser penser que la justice ne consacrait pas suffisamment de moyens et de temps à ces affaires de peu de gravité."

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Ces moyens, ils sont là désormais, à en croire le procureur. "A partir de fin 2020, à Dijon nous avons obtenu la possibilité de recruter six personnes supplémentaires, c'est à dire une augmentation de 5.5% du nombre de fonctionnaires du tribunal, ce n'est pas rien. 

Avec ces moyens humains, l'ambition est d'aller - beaucoup - plus vite dans ces affaires, en les faisant passer devant un délégué du procureur dans un délai trois semaines au lieu de six à huit mois aujourd'hui. Il en va de la crédibilité de la justice aux yeux du contribuable : on va mettre les décisions à exécution immédiatement, avec un traitement rapide, qui sera visible et efficace. Et puis il y a un deuxième objectif, qui sera aussi la prise en compte des victimes. C'est très important de donner le sentiment aux victimes qu'on les entend, qu'on répond à leur demande", fait valoir Éric Mathais, qui espère pouvoir compter au moins à Dijon avec le concours de la police municipale pour faire remonter des dossiers qui jusque là pouvaient échapper aux juges.

Procédures pénales numériques

Aller plus vite, c'est aussi se mettre à la page sur le plan technique. A ce petit jeu, l'immense institution qu'est la justice doit encore faire des efforts, notamment pour moderniser les procédures. C'est ce qui se passe avec l'arrivée des procédures pénales numériques : "C'est une révolution !" affirme Éric Mathais. "Depuis des siècles, nous étions aux procédures papier, et l'exemplaire de la procédure, celui qui faisait foi, c'était un original papier. L'expression 'l'affaire est dans le sac' vient de là, quand il y avait des sacs à procès, et une fois que les procès étaient terminés, on mettait l'affaire dans le sac. Depuis des années, on a un projet très ambitieux de faire en sorte que le document qui fera foi, soit un fichier informatique, une procédure entièrement dématérialisée." Cela tombe bien, on est en 2021, bien entrée déjà dans l'ère numérique.

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