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Faits divers – Justice

Erreur médicale à l'institut Bergonié de Bordeaux : le procès des deux infirmières

jeudi 24 novembre 2016 à 19:54 Par Stéphane Hiscock, France Bleu Gironde

En septembre 2014 un patient de l'hôpital bordelais est mort suite à une erreur d'injection de médicament. Les deux infirmières en charge du patient comparaissaient ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Le procureur a requis 6 mois de prison avec sursis pour les deux.

L'institut Bergonié
L'institut Bergonié - Google Street View

Bordeaux, France

Les deux infirmières sont accusées d'avoir injecté un mauvais médicament, en l'occurrence du chlorure de potassium, qui avait provoqué la mort de Jean-François Christoflour, 61 ans, admis en soins palliatifs à la fin de l'été 2014.

A la barre les deux jeunes femmes ont reconnu les faits. "Oui" elles ont administré le mauvais médicament à ce patient hospitalisé pour un cancer du poumon. "Oui" Elles savaient que le chlorure de potassium injecté pur était mortel.

"J'ai mélangé les seringues. Celle au potassium était destiné au goutte-à-goutte d'un autre patient" avoue dans un sanglot l'infirmière à l'origine de cette mortelle manipulation. Sa collègue, en charge du service ce jour-là, avait pourtant vérifié la prescription.

La mort a été violente et soudaine

La femme de Jean-François Christoflour est témoin de la scène. Elle voit son mari décéder en quelques secondes victime d'un arrêt cardiaque.Le directeur adjoint de l'institut Bergonié a également été appelé à la barre. Dans son rapport l'Agence Régionale de Santé avait conclu que l'hôpital était en partie responsable. Cet établissement aurait du être plus vigilant sur le respect du protocole médical. Un rapport qui n'a pas convaincu le procureur qui a demandé la relaxe de l'institut Bergonié et 6 mois de prison avec sursis pour les deux infirmières. Le jugement sera rendu le 5 décembre prochain.

La fille de la victime pointe la responsabilité de l'institut Bergonié