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Essonne : Georges Tron, incarcéré, démissionne de son poste de maire de Draveil

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

En prison depuis le mois de février après sa condamnation en appel pour viols et agression sexuelles, Georges Tron continuait à diriger la ville. Il a démissionné ce mardi.

Georges Tron lors de son premier procès pour viol en 2018 à Bobigny.
Georges Tron lors de son premier procès pour viol en 2018 à Bobigny. © Maxppp - Maxppp

L'ex-secrétaire d'Etat Georges Tron, incarcéré depuis sa condamnation en appel pour viol et agressions sexuelles en février, a démissionné de son mandat de maire de Draveil (Essonne), a indiqué à l'Agence France Presse le premier adjoint Richard Privat. Maire Les Républicains depuis 25 ans de cette ville où il a été réélu à plus de 64% lors des élections municipales en 2020, l'ex-secrétaire d'Etat (2010-2011) dirigeait Draveil, malgré sa condamnation, provoquant la colère des élus d'opposition et des associations féministes.

Une situation décriée depuis plusieurs mois

Après un feuilleton judiciaire de dix ans et un acquittement en première instance, Georges Tron a été condamné en appel en février à cinq ans de prison dont trois ferme pour viol et agressions sexuelles sur une ancienne collaboratrice à la mairie, assortis de six ans d'inéligibilité. Il s'est pourvu en cassation. Mais plusieurs mois après cette condamnation, l'opposition et les associations féministes critiquaient son "omniprésence" à la tête de la mairie, avec laquelle il est en contact "quotidiennement".  

Le 12 mai, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avait indiqué que le gouvernement travaillait sur "les conditions" de la révocation de Georges Tron. Pour François Guignard, le chef de file de l'opposition, cette démission est "une bonne chose pour la démocratie, les citoyens attendent de leurs élus une exemplarité", a-t-il indiqué à l'AFP. "Bravo à celles et ceux qui sans relâche se sont battus pour sa révocation", a ajouté de son côté François Damerval, autre élu d'opposition. "La démission de Georges Tron est une décision logique. Elle vient clarifier une situation qui était devenue compliquée particulièrement pour les habitants de Draveil et difficilement supportable par les victimes", a estimé également le président LR du département de l'Essonne, François Durovray sur Twitter.

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