Faits divers – Justice

Essonne : la permanence d'une députée socialiste incendiée aux Ulis

Par Martine Bréson, France Bleu Paris Région mardi 31 janvier 2017 à 12:20 Mis à jour le mardi 31 janvier 2017 à 12:43

La permanence de Maud Olivier incendiée
La permanence de Maud Olivier incendiée - Maud Olivier

Aux Ulis, la permanence de la députée socialiste de la 5ème circonscription de l'Essonne, Maud Olivier, a été incendiée dans la nuit de lundi à mardi. La députée dénonce un incendie criminel. Elle indique qu'une enquête a été ouverte.

Un incendie a ravagé dans la nuit de lundi à mardi la permanence de la députée socialiste de la 5ème circonscription de l'Essonne aux Ulis. Maud Olivier parle d'un incendie criminel.

La députée raconte que vers 5h du matin, des personnes ont tenté de rentrer dans sa permanence. Comme elles n'y arrivaient pas, elles ont enflammé de vieux objets qu'elles avaient placés au pied de la devanture. Elles n'ont "même pas pensé aux dizaines d'habitants de l'immeuble qui auraient pu périr dans leur sommeil", indique la députée.

Ce sont des attaques indignes : Maud Olivier sur France Bleu

"On a des dégâts surtout extérieur car ils n'ont pas réussi à rentrer", précise Maud Olivier. "Franchement, on est révolté, c'est inadmissible de voir ce type de comportement... Je suis révoltée qu'on puisse se laisser aller à de tels extrémismes". Maud Olivier affirme qu'elle n'a pas eu de revendications pour l'instant et qu'il n'y a pas de tags sur place.

Les pompiers et la police sont intervenus rapidement. Une famille avec deux enfants qui vivait au-dessus du local a été évacuée.

Une enquête a été ouverte. La police scientifique s'est rendue sur place pour faire des prélèvements. La députée compte beaucoup sur l'enquête. "Elle permettra de faire toute la lumière sur les motivations des incendiaires" précise Maud Olivier. "Ceux-ci doivent savoir que ce genre d'actes, dans une période cruciale pour notre pays, ne saurait en rien altérer ma détermination à continuer à porter haut les valeur de la démocratie et de la République".