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Essonne : lynché lors d'une rixe, le jeune Arthur est mort

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Le jeune homme lynché lors d'une bagarre jeudi à Sainte-Geneviève-des-Bois était dans le coma mais n'a pas survécu à ses blessures. Il est mort ce dimanche soir. Une cagnotte est ouverte et les associations de parents appellent les jeunes au calme, par crainte de représailles.

Image d'illustration
Image d'illustration © Maxppp - Pascal BROCARD

Arthur, ce jeune homme de 19 ans violemment frappé en fin de semaine dernière entre Saint-Michel-sur-Orge et Sainte-Geneviève-des-Bois en Essonne, est mort dimanche soir, apprend France Bleu Paris ce lundi. Il n'a pas survécu à ses blessures, quelques jours après une rencontre violente entre bandes originaires de deux villes voisines. 

Originaire de Saint-Michel-sur-Orge, le jeune homme avait été gravement frappé à la tête et sur le corps dans la nuit de jeudi à vendredi "au cœur du quartier rival" de Saint-Geneviève-des-Bois, à une trentaine de kilomètres au Sud de Paris. Hospitalisé et placé dans le coma depuis, il est mort dimanche en début de soirée confirmé le parquet à France Bleu Paris. L'enquête requalifiée en meurtre et confiée à la Sûreté départementale de l'Essonne n'a pour l'instant pas permis d'interpellations parmi les cinq agresseurs présumés dénombrés par des témoins.

Appel au calme des associations de parents

Après l'annonce du décès d'Arthur, leader et manager d'un groupe de rap local, les représentants de plusieurs associations de parents appellent au calme sur les réseaux sociaux. "La sérénité et l'apaisement sont de rigueurs dans ces moments difficiles [..]", écrit par exemple le collectif des parents coeur d'Essonne dans un communiqué sur Facebook. "La revanche et la rancoeur ne doivent plus continuer à alimenter la haine, ne faisons pas de la surenchère [...] nous vous appelons au calme et à la solidarité. NON aux représailles", concluent les parents.

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Même son de cloche du côté des mairies des deux villes. "Les affrontements entre jeunes de ns deux communes voisines et amies n'ont que trop duré", écrivent les deux maires dans un communiqué commun. "Nous appelons au calme et à la responsabilité de chacune et chacun pour faire que cet événement tragique soit le dernier". Depuis la fin de semaine les effectifs de police ont été renforcés à la demande des élus. Ce lundi, une demie compagnie de CRS est sur place également d'après nos informations.

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Parallèlement une cagnotte en ligne a été lancée pour aider financièrement la famille de la victime. Elle a récolté plus de 3.500 euros.

La troisième victime des bagarres entre bandes dans le département

Fin mai, dans le même contexte de rivalités entre bandes, un adolescent de 15 ans avait déjà été violemment frappé à coups de marteau à Saint-Michel-sur-Orge. Sorti d'affaire, Dramane, 15 ans, avait été placé plusieurs jours dans le coma artificiel. Deux mineurs de 16 et 17 ans ont été mis en examen pour "tentative de meurtre" et écroués dans cette enquête. 

Les rixes entre bandes de jeunes rivales, aux affrontements fréquents mais rarement mortels, touchent beaucoup l'Île-de-France et particulièrement le département de l'Essonne, où deux jeunes avaient été tués en moins de 24 heures lors de deux rixes distinctes en février.  Selon le ministère de l'Intérieur, 357 affrontements entre bandes ont été recensés en France en 2020 contre 288 en 2019, soit une hausse de près de 25%. En Essonne, le chiffre est passé de 56 à 91 entre ces deux années. Mi-juin, le gouvernement a présenté une série de mesures pour lutter contre les rixes entre jeunes. Parmi elles figurent l'extension des horaires d'accueil des centres de loisirs jusqu'à 20h00 dans les "territoires marqués par des temps de trajet domicile-travail importants" ou la "création" de postes d'intervenants sociaux dans les commissariats et gendarmeries.

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