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Faits divers – Justice

Besançon candidate pour tester la police du quotidien : "On n'est pas des cobayes" répond le syndicat de police Alliance

Besançon souhaite faire partie des villes test pour la police du quotidien, dès le 1er janvier 2018. Le syndicat de police Alliance refuse de participer à cette expérience s'il n'y a pas de moyens supplémentaires et tant que les contours de la mission ne seront pas définis précisément.

A Besançon le syndicat alliance ne fera pas plus sans moyens supplémentaires
A Besançon le syndicat alliance ne fera pas plus sans moyens supplémentaires © Maxppp - NICOLAS BARREAU

Besançon, France

Besançon souhaite expérimenter dès le mois de janvier 2018 la police du quotidien dans le quartier de Planoise. Frédéric Paillard, le secrétaire en Bourgogne Franche-Comté d'Alliance nationale, le syndicat majoritaire de la police nationale, n'envisage pas une seconde de servir de sujet d'expérimentation pour cette police du quotidien. Particulièrement remonté contre l'idée de mettre en place de nouvelles missions alors que les moyens ne sont pas au rendez vous, Frédéric Paillard est très ferme : "il est hors de question dans l'état actuel des effectifs de mener une expérience, "nos collègues policiers ne sont pas des cobayes".

Pour Frédéric Paillard, il est inconcevable de s'engager dans une mission on ne connait pas les contours, ce serait contre-productif pour la sécurité du quotidien. Exaspéré par le manque de moyens récurrent, Frédéric Paillard prévient que les policiers ne feront pas plus, alors qu'il y a de moins en moins d'effectifs. Pour étayer son propos, le syndicaliste évoque le groupe départemental d'intervention qui devait initialement comprendre 20 fonctionnaires. il n'y en avait finalement que 19 au départ, aujourd'hui ils sont 16. Les conditions de travail en sécurité ne sont plus assurés pour le représentant d'Alliance nationale. Et cet exemple est visiblement loin d'être le seul pour illustrer les sous-effectifs. A Besançon il faudrait embaucher une trentaine de policiers.

"nos collègues policiers ne sont pas des cobayes" dit le représentant d'alliance nationale en Franche-Comté

Il n'y a pas que les policiers pour assurer la sécurité

Besançon s'est portée candidate pour tester la police du quotidien, la liste des villes retenues sera rendue publique avant la fin de l'année. D'ici là les policiers pourront s'exprimer mais le syndicat Alliance souhaite que la discussion englobe tous les acteurs de la sécurité au quotidien : la police municipale, nationale, la gendarmerie mais aussi toutes les officines chargées de sécurité. Le syndicat policier réclame un Grenelle pour que les tâches soient définies et réparties précisément. Alliance demande à ce que les policiers soient détachés des tâches administratives, comme des gardes de détenus hospitalisés ou des gardes de bâtiments préfectoraux, pour pouvoir se concentrer sur les missions régaliennes des policiers.

"on ne sait absolument pas en quoi les missions vont consister, on est dans le fantasme" s'emporte Frédéric Paillard

A partir du moment où la police fait son travail, elle dérange" dit le syndicaliste

L'idée que Besançon teste la police du quotidien à Planoise ne déclenche pas forcément l'hostilité des habitants. En revanche, ces mêmes habitants jugent très sévèrement l'action de la police nationale jugée par certains "violente et agressive". Au contraire, ces mêmes habitants considèrent la police municipale proche et compréhensive.

Pour Frédéric paillard, le représentant d'Alliance en Bourgogne Franche-Comté, ces considérations n'ont rien d'étonnant. "A partir du moment où la police nationale fait son travail dans les quartiers, elle dérange". Frédéric Paillard qui rappelle qu'il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas si longtemps "la France était Charlie".

Le reportage à planoise de Laurine Benjebria :

"la police nationale est violente et agressive" dit un habitant