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Dossier : Le mystère des chevaux mutilés

"On est sur le qui-vive, on ne vit plus", témoigne la propriétaire des écuries de Neuvy-en-Sullias (Loiret)

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Par , , France Bleu Orléans, France Bleu

Six mois après la mort de l'un de ses chevaux, égorgé à Neuvy-en-Sullias,dans le Loiret, et alors que les actes barbares contre des équidés se multiplient partout en France, Christelle Gille la propriétaire des "Écuries de Neuvy" témoigne de sa peur permanente de retrouver l'une de ses bêtes tuées.

IMAGE D'ILLUSTRATION. Certains centres équestres ont décidé de renforcer leur vigilance pour protéger leurs chevaux.
IMAGE D'ILLUSTRATION. Certains centres équestres ont décidé de renforcer leur vigilance pour protéger leurs chevaux. © Radio France - Cyrille Ardaud

Depuis la découverte macabre de l'un de ses chevaux égorgé et vidé de son sang dans son pré un matin pluvieux de mars à Neuvy-en-Sullias, Christelle Gille, la propriétaire des "Ecuries de Neuvy", vit la peur au ventre. Et la multiplication des actes barbares sur des équidés ces derniers mois partout en France, n'aide pas. La semaine dernière encore, un cheval a été retrouvé poignardé dans le ventre en Mayenne. C'est le vingt-troisième incident depuis le début de l'année.

Triste découverte en mars dernier 

Pour Christelle Gille tout a commencé le 4 mars dernier lorsqu'elle a reçu plusieurs coups de fil au petit matin, pour la prévenir que l'un de ses chevaux, couché dans le pré, avait l'air malade. L'animal était en fait mort, égorgé et coupé à plusieurs endroits sur le ventre.  

Six mois après les faits, et alors que l'enquête en est toujours au même stade, Christelle Gille continue de faire des rondes plusieurs fois par nuit : "j'ai une cinquantaine de chevaux, je ne peux pas tous les faire rentrer dans un box le soir. Du coup, je surveille. Je passe une à trois fois dans la nuit avec ma voiture.

On est sur le qui-vive. En fait, on ne vit plus. 

Aidée par sa famille et les clients du centre équestre, la propriétaire du centre équestre ne peut, malgré tout, jamais baisser la garde : "je n'ai pas les moyens de payer un veilleur de nuit, alors c'est moi ou mes proches qui surveillons à tour de rôle. On est stressés car on a à notre charge une cinquantaine de chevaux dont une partie est en pension chez nous. On est en permanence sur le qui-vive. En fait, on ne vit plus." 

Prudence et solidarité dans le milieu équin 

Et si Christelle Gille n'a plus une minute depuis ces terribles découvertes, elle s'estime heureuse d'être soutenue : "nous n'avions jamais traversé une telle situation, malgré tout nous essayons de nous tenir informés entre les différents centres équestre, nous essayons de nous soutenir. Les gendarmes viennent aussi faire des rondes. Et puis le milieu équin est un milieu solidaire." 

De son côté, Pascal Deboudt propriétaire du Poney Club d'Orléans-La Source et président du comité régional de l'équitation, préfère rester prudent : "l'inquiétude est grandissante c'est certain, mais il faut rester lucide. Lorsqu'on voit une voiture s'arrêter au bord d'un pré, il ne faut pas tout de suite penser que c'est un barbare et appeler les gendarmes. Il faut rester prudent et surtout on ne doit pas faire justice nous-mêmes."

Aide de la gendarmerie 

Même son de cloche du côté de la gendarmerie, Sylvain Soula en charge de la communication de la Gendarmerie du Centre-Val de Loire rappelle :"l'idée c'est que chacun fasse attention. Il est important de garder à l'esprit que vous ne dérangerez jamais la gendarmerie si vous les appelez pour les prévenir qu'une voiture rode ou qu'elle est suspecte."

Il est important de garder à l'esprit que vous ne dérangerez jamais la gendarmerie si vous les appelez pour les prévenir qu'une voiture rode ou qu'elle est suspecte.

A cela s'ajoute le système d'auto-évaluation et de contrôle qu'a lancé la gendarmerie ces derniers temps. Sylvain Soula explique : "suite aux nombreuses affaires, nous avons décidé de mettre en place une surveillance plus accrue.Elle passe par le recensement de tous les équidés de la région. Mais également de leur situation : est-ce qu'ils sont dans des boxs la nuit ? ; est-ce qu'ils sont seuls dans le pré ? Tous ces détails doivent nous permettre de mieux connaître la situation sur le terrain et donc réagir plus efficacement aussi." 

A ce jour vingt-trois incidents ont été enregistrés depuis le début de l'année, dont une dizaine depuis le début de l'été. Toute la question reste encore de savoir par qui et pourquoi sont commis ces crimes ? Aucune piste n'est pour l'heure privilégiée par les enquêteurs. 

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