Climat – Environnement

Et maintenant... presque un an après l'éboulement du Granier

Par Marie Ameline, France Bleu Pays de Savoie lundi 26 décembre 2016 à 6:00

L'éboulement du 30 avril au Granier
L'éboulement du 30 avril au Granier © Radio France - Francis Cattel

Le 9 janvier dernier, dans le massif de la chartreuse, le pilier nord-ouest du Granier s'éboulait, déversant sur ses flancs, 130 000 mètres cube de roches. Jusqu'au début de l'été plusieurs autres éboulements ont suivi. Un dispositif de surveillance a été mis en place.

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Presque un an après, la montagne est très calme.C'est ce qu'indiquent les appareils du surveillance placés l'été dernier en divers endroits stratégiques de la montagne. Deux capteurs ont ainsi été installés au sommet du Granier ; ils enregistrent en permanence les vibrations émises par la montagne. Sur la fissure principale, un extensomètre est chargé de contrôler l'ouverture et l'éventuel élargissement de la brèche. En bas dans la vallée du Grésivaudan, à Chapareillan, une autre station sismologique complète le dispositif et transmet également des relevés d'activité.

Des relevés que consulte et analyse depuis son bureau de l'institut des sciences de la Terre de Grenoble, David Amitrano :

David Amitrano, chercheur à l'université de Grenoble

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A vérifier donc sur le Granier, comme c'est déjà avéré sur un autre sommet de Chartreuse, le Mont-Eynard au dessus-de Grenoble. A vérifier le rapport de cause à effet entre fortes précipitations et éboulement.Autre recherche en cours, de David Amitrano et de ces collègues du laboratoire Edytem de l'université de Savoie : y-a t-il un lien entre l'éboulement de janvier dernier sur le pilier nord-ouest et celui de mai sur le versant Est ? Pourquoi le Granier apparaît-il plus fracturé et fragile que sa voisine la dent de Crolles, culminant à peu près à la même altitude, et soumisE aux mêmes aléas météo de pluie et de froid ? Pour l'instant mystère.