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Etudiant éborgné à Rennes : non-lieu pour les deux policiers mis en cause

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu

En 2016, Jean-François Martin, étudiant à Rennes avait été éborgné par un tir de LBD, lors d'une manifestation. Ce vendredi 26 juin, le parquet de Rennes indique que le juge d'instruction a rendu un non-lieu dans cette affaire. La responsabilité des policiers mis en cause n'a pas pu être reconnue.

Jean-François Martin a aujourd'hui une prothèse à l'oeil gauche
Jean-François Martin a aujourd'hui une prothèse à l'oeil gauche © Radio France - Céline Guétaz

Le 28 avril 2016, Jean-François Martin, étudiant en géographie, manifeste dans le centre-ville de Rennes contre la loi travail. Des affrontements ont lieu avec la police. Un tir de LBD 40 vient toucher le visage du jeune homme âgé de 20 ans. Il perd l'usage de son œil gauche et se voit aujourd'hui contraint de porter une prothèse.

L'usage de la force a été fait de bon droit

Le procureur de la République de Rennes indique ce vendredi 26 juin que le juge d'instruction en charge de cette affaire a rendu un non-lieu pour les deux policiers mis en cause dans l'enquête. Ces deux agents avaient utilisé leur arme au moment des faits, mais le rapport de l'IGPN, la police des polices, a conclu qu'il n'était pas possible d'identifier avec certitude l'auteur du tir

"L’usage de la force a été fait à bon droit en regard des violences et voies de faits importantes qui ont été commises par les manifestants à l’adresse des forces de l’ordre dans un temps contemporain des faits," explique le procureur, Philippe Astruc.

Jean-François Martin réagit à cette décision. "Je m'y attendais. On m'a quasiment oublié pendant cette instruction." Le jeune homme de 23 ans a fait appel de cette décision. "Il y a une hypocrisie dans cette réponse. Il y avait 15 policiers à ce moment-là et aucun n'a fait attention à ceux qui avaient les armes les plus dangereuses, je trouve cela un peu gros." 

Le Défenseur des droits avait réclamé des poursuites disciplinaires

Au mois de janvier, le Défenseur des droits, Jacques Toubon avait réclamé des poursuites disciplinaires contre les deux policiers, pour "usage disproportionné de la force". "Il s’agit d’une défense assez classique de la part d’un policier d’empêcher d’identifier l’auteur de l’infraction, notamment dans le maintien de l’ordre" a réagi son avocat Arié Alimi. "Visiblement, il règne une omerta et il est regrettable que le juge d’instruction ait prêté la main à la loi du silence", a-t-il ajouté lors d'une déclaration à l'AFP.

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