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Faits divers – Justice

Étudiante violée à Niort : le témoignage courageux de la victime

vendredi 16 novembre 2018 à 4:01 Par Noémie Guillotin, France Bleu Poitou et France Bleu

Le procès de l'affaire du viol d'une étudiante à Niort en 2015 se poursuit devant la cour d'assises des Deux-Sèvres. Avec émotion et courage, la jeune victime s'est exprimée à la barre ce jeudi.

Les débats se sont poursuivis jusque tard dans la soirée ce jeudi à la cour d'assises des Deux-Sèvres
Les débats se sont poursuivis jusque tard dans la soirée ce jeudi à la cour d'assises des Deux-Sèvres © Radio France - Noémie Guillotin

Niort, France

Sans quasiment craquer une seule fois, la jeune femme aujourd'hui âgée de 23 ans parle de son ressenti. Elle dit que le traumatisme commence dès le moment où elle se sent suivie dans la rue avec l'ami qui l'accompagne. Ce dernier est frappé. Il reçoit un premier coup de l'un des accusés, "le petit", même si celui-ci dit ne pas se souvenir. Puis "le petit" s'en va et les deux jeunes se retrouvent seuls avec "le grand", accusé du viol. Elle décrit un "ton menaçant, une force décuplée". Il l'oblige à retirer de l'argent au distributeur d'une banque puis la viole à plusieurs reprises près de la Poste du centre-ville de Niort, "dans un endroit connu sur Niort où les SDF vont uriner", précise-t-elle. 

"Je ne voulais pas qu'il gagne"

Son calvaire dure près de 2 heures sous les yeux de son ami qui ne peut rien faire. "Je pleurais mais je ne le ressentais pas", raconte-t-elle. Elle parle aussi de l'après. Les 30 jours de médicament contre le sida, les cauchemars... Si elle a du mal à ressortir de chez elle, elle s'est forcée à le faire. "Je ne voulais pas qu'il gagne", lance la jeune infirmière aujourd'hui diplômée avec courage. 

"Ses regrets je n'en veux pas et ses excuses non plus"

"Je regrette tout ce j’ai fait. Tout ce que j’ai fait est ignoble", lance un peu plus tôt le Guyanais de 22 ans accusé de viol. Une scène de grande violence à laquelle, ce jeudi, il a donné une nouvelle explication. Il raconte avoir l'habitude de rentrer avec des filles le week-end. Des prostituées ou des femmes rencontrées en soirée. Dans la nuit du 1er au 2 octobre 2015, ce n'est pas le cas. "C'était un besoin sexuel, une pulsion ?" demande la présidente de la cour. Il répond : "Je l'explique comme ça". Il avait jusqu'ici simplement déclaré : "Quand je suis sorti [de la banque] j'ai eu une idée dans la tête, je me suis dit je vais violer la fille". Un accusé qui assure avoir changé.

Ce vendredi, c'est le troisième et dernier jour de procès avec les plaidoiries et les réquisitions. Les deux accusés de 22 et 25 ans doivent répondre d'extorsions avec violences. Et pour le plus jeune des deux également de viol.  Le verdict du jury est attendu en fin de journée ou dans la soirée.