Faits divers – Justice

Euthanasie : "Le Dr Bonnemaison m'a supprimé le droit d'accompagner mon père jusqu'à la fin"

Par Pierre Breteau et Paul Nicolaï, France Bleu Béarn, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde et France Bleu Pays Basque lundi 16 juin 2014 à 19:05

Euthanasie : "Le Dr Bonnemaison m'a supprimé le droit d'accompagner mon père jusqu'à la fin"

Ce lundi après-midi, les assises des Pyrénées-Atlantiques écoutaient le témoignage du fils de l'une des victimes. Yves Geoffroy s'est porté partie civile quelques jours seulement avant l'ouverture du procès, il accuse Nicolas Bonnemaison de l'avoir privé de ses "droits les plus stricts".

Arrivée de Nicolas Bonnemaison au tribunal au deuxième jour du procès - Radio France
Arrivée de Nicolas Bonnemaison au tribunal au deuxième jour du procès © Radio France - Paul Nicolaï
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Ce lundi aux assises de Pau, la cour entendait le témoignage du fils de l'une des victimes. Yves Geoffroy s'est porté partie civile quelques jours avant l'ouverture du procès, manifestement ému il évoque "une question d'éthique" et "ne comprend pas le geste" de Nicolas Bonnemaison à l'endroit de son père.

En avril 2011, André Geoffroy est victime d'une hémorragie cérébrale, il est admis à l'hôpital de Bayonne dans le service de Nicolas Bonnemaison. L'urgentiste "annonce que son état est très grave" et qu'il faut "l'accompagner jusqu"à la fin puisqu'il n'y a pas d'issue favorable pour lui" , rapporte Yves Geoffroy. Il raconte être parti déjeuner et à son retour : "Quarante minutes après, on nous annonce son décès par téléphone. Entre midi moins dix et midi et demi, il est allé un peu vite en besogne."

"Le Dr Bonnemaison m'a supprimé mes droits les plus stricts, c'est-à-dire accompagner mon père jusqu'à la fin." — Yves Geoffroy, fils d'une des sept victimes

Yves Geoffroy s'est porté partie civile contrairement à sa soeur Sylvie Geoffroy qui a refusé jugeant que Nicolas Bonenmaison avait eu le bon geste pour son père.

Le procès de l'ex-docteur Bonnemaison, accusé d'"empoisonnement" de sept patients en fin de vie entre mars 2010 et juillet 2011 alors qu’il dirigeait une unité du service des urgences de l’hôpital de Bayonne, doit durer jusqu'au 27 juin devant la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques.

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Yves Geoffroy, fils de l'une des victimes : "Le Dr Bonnemaison m'a supprimé mes droits les plus stricts"

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