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Faits divers – Justice

Évasion de Redoine Faid : "insuffisamment réactive", l'administration pénitentiaire va être réorganisée

lundi 30 juillet 2018 à 16:58 - Mis à jour le lundi 30 juillet 2018 à 20:27 Par Viviane Le Guen, France Bleu

La garde des Sceaux Nicole Belloubet a présenté lundi les conclusions de l'inspection administrative sur l'évasion de Redoine Faid, par hélicoptère, du centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne) le 1er juillet. Jugée "insuffisamment réactive", l'administration pénitentiaire va être réorganisée.

Redoine Faid en 2010.
Redoine Faid en 2010. © Maxppp - OLIVIER ARANDEL

L'évasion de Redoine Faïd résulte de la "conjonction de failles de sécurité" qui ont été exploitées par un "commando paramilitaire". C'est ce qui ressort du rapport de l'inspection générale de la justice rendu public ce lundi par la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, qui a annoncé plusieurs mesures pour éviter qu'une telle évasion se reproduise. 

Des filets anti-hélicopètre et des caméras dans les parloirs

Ce commando a notamment tiré profit de l'absence de filins anti-hélicoptère et d'un "problème" sur le dispositif d'appel d'urgence des forces de l'ordre a expliqué la ministre avant d'annoncer l'installation de filets anti-aérien dans la cour d'honneur de la prison de Réau. 

Nicole Belloubet a aussi pointé la "problématique liée aux portes d'intervention qui permettaient d'avoir accès aux parloirs". Le jour des faits, les complices de Faïd avaient découpé à la disqueuse une porte de la cour d'honneur menant aux parloirs, où le braqueur se trouvait avec son frère. Concernant les parloirs toujours, la garde des Sceaux s'est également prononcée pour "le recours à l'ensemble des techniques de renseignement, comme l'enregistrement du son et de la vidéo doit être possible dans certains lieux, comme les parloirs".
 

Une quinzaine d'agents affectés aux détenus qui risquent de s'évader

Jugée "insuffisamment réactive" l'administration pénitentiaire va être réorganisée a-t-elle annoncé. Au lendemain de l'évasion, des extraits de mails publiés dans la presse révélaient que la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP) avait été avertie par la Direction interrégionale d'Ile-de-France d'une "menace sérieuse (de) passage à l'acte" de la part de Redoine Faïd. 

Afin de "recréer un véritable Etat-major de la sécurité" une quinzaine d'agents seront désormais "affectés aux détenus particulièrement surveillés (DPS) pour les risques d'évasion".

Le braqueur multirécidiviste est en cavale depuis son évasion de la prison de Réau (Seine-et-Marne) à bord d'un hélicoptère le 1er juillet. L'ADN  de Redoine Faïd et celui de l'un de ses frères ont été retrouvés dans la voiture abandonnée dans le parking d'un centre commercial à Sarcelles (Val-d'Oise) la semaine dernière.