Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Le braqueur Redoine Faïd toujours en cavale, des questions sur de possibles failles de sécurité

lundi 2 juillet 2018 à 8:43 - Mis à jour le mardi 3 juillet 2018 à 6:00 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Paris, France Bleu Nord, France Bleu Picardie et France Bleu

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a reconnu, ce lundi, qu'il y a peut-être eu une défaillance au centre pénitentiaire de Réau, en Seine-et-Marne, d'où s'est évadé Rédoine Faïd dimanche. L'utilitaire blanc utilisé par le braqueur a été retrouvé incendié ce lundi matin dans l'Oise.

Des policiers près de l'hélicoptère utilisé par Redoine Faïd pour s'échapper de la prison de Réau le 1er juillet 2018.
Des policiers près de l'hélicoptère utilisé par Redoine Faïd pour s'échapper de la prison de Réau le 1er juillet 2018. © AFP - GEOFFROY VAN DER HASSELT

L'utilitaire blanc, utilisé par Redoine Faïd et ses complices pour prendre la fuite dimanche, a été retrouvé incendié ce lundi matin dans l'Oise, a appris franceinfo de source policière, confirmant une information du Parisien.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a reconnu dans la matinée qu'il y avait "peut-être" eu une défaillance au centre pénitentiaire de Réau en Seine-et-Marne, d'où s'est évadé le braqueur récidiviste par hélicoptère avec la complicité d'un "commando armé". Le parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance des chefs d'évasion en bande organisée et d'association de malfaiteurs confiée à la DCPJ.

"J'ai demandé à ce qu'une mission d'inspection générale de la justice se rende sur place dès aujourd'hui et puisse voir comment les mesures de sécurité auraient été, le cas échéant, défaillantes pour que nous puissions y remédier", a déclaré la garde des Sceaux sur Europe 1. "Je ne prétends pas qu'il n'y a pas ici de défaillance. Il y en a peut-être une", a-t-elle ajouté. "Si c'est le cas, nous y porterons remède immédiatement". 

Une évasion qui "pose beaucoup de questions" pour le Premier ministre 

Le Premier ministre Edouard Philippe a, quant à lui, affirmé sur RTL que "l'urgence, c'est la mobilisation pour retrouver cet individu", tout en reconnaissant que cette évasion "pose beaucoup de questions".

Une mission d'inspection depuis ce lundi matin 

D'après les informations de franceinfo, la mission d'inspection générale a commencé à la prison de Réau ce lundi. La question d'éventuelles complicités internes au centre de détention est posée, qu'elles viennent d'autres détenus ou de membres du personnel.

Les enquêteurs ont commencé à interroger les différents personnels, pour savoir notamment si des signaux d'alerte sur le comportement de Redoine Faïd en détention n'ont pas été mal interprétés ou sous-interprétés, et si des informations qui auraient dû remonter à la direction de l'administration pénitentiaire sont restés au niveau de l'établissement. 

D'après franceinfo, des agents du centre pénitentiaire de Réau et du renseignement pénitentiaire avaient fait remonter à leur direction interrégionale une série d’éléments, des changements dans les habitudes du prisonnier. Le braqueur multirécidiviste semblait s'intéresser à des détails pratiques au sein de la prison. Autant de signes qui prouvent, selon les agents de la prison, la volonté de Redoine Faïd de s’évader à très court terme. 

Le transfert du braqueur dans un autre établissement pénitentiaire, plus sécurisé, avait même été demandé le 22 juin par un agent de l’administration pénitentiaire. L’administration pénitentiaire avait alors répondu que le "transfèrement n’aura[it] pas lieu dans l’immédiat, mais dans plusieurs mois, courant septembre, quand le contexte de l’établissement le plus adapté pour accueillir Redouane Faïd sera[it] optimal".

A la prison de Réau, des surveillants choqués "craquent"

A la prison de Réau lundi, l'ambiance était "tendue", selon Loïc Delbroc, délégué syndical UFAP-Unsa. "Il y a des surveillants qui ont craqué ce matin, à l'appel. Ils sont choqués. Ils se disent que ça aurait pu être vraiment pire. Il y a beaucoup d'agents très jeunes ici, alors commencer sa carrière avec une évasion à l'arme lourde...", a-t-il raconté à l'AFP. Quant aux détenus, "ils sont dans la moquerie ce matin".

Presque 3.000 policiers et gendarmes à la recherche de Faïd 

Quelque 2.900 policiers et gendarmes sont mobilisés depuis dimanche sur le territoire national pour tenter de rattraper celui qui s'était déjà évadé il y a cinq ans de sa prison de Lille-Sequedin. "Tous les moyens sont mobilisés pour localiser le fugitif", a indiqué le ministère de l'Intérieur, précisant que "des dispositifs coordonnées de contrôle et d'interception sont mis en place, qui tiennent compte de la dangerosité du fugitif et de ses possibles complices".  Un signalement a été diffusé sur l'ensemble du territoire.

Des repérages par drone en amont ? 

Dimanche, la ministre de la Justice avait  indiqué qu'il s'agissait "d'une évasion hors norme, qui a supposé un commando très bien préparé" avec "_un hélicoptère, trois personnes plus un (pilote) instructeur pris en otage". Selon elle, les complices avaient "sans doute repéré les lieux par le biais de drones"._ 

La garde à vue du frère de Redoine Faïd, Brahim, avec qui le braqueur multirécidiviste discutait au parloir avant son évasion dimanche, a été levée ce lundi soir.

  - Visactu
© Visactu