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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

EXCLU - L'automobiliste qui a renversé quatre « gilets jaunes » à Rouen en février est un gendarme mobile

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure), France Bleu

C'était il y a 4 mois. Le 16 février dernier, 4 gilets jaunes avaient été renversés par un automobiliste lors d'une manifestation. Le chauffeur avait pris la fuite avant de se rendre à la police et d'être placé en garde à vue. Selon nos informations, cet homme est un gendarme mobile.

Le 16 février dernier, 4 gilets jaunes avaient été renversés par un automobiliste à Rouen
Le 16 février dernier, 4 gilets jaunes avaient été renversés par un automobiliste à Rouen © Radio France - Sixtine Lys

Rouen, France

Le 16 février dernier, la mobilisation des gilets jaunes est encore forte. A Rouen, un automobiliste se retrouve bloqué par le cortège  et décide de forcer le passage, renversant 4 manifestants.

L'homme de 29 ans prend la fuite et finit par se rendre à la police. Il est alors placé en garde à vue. Quatre mois après, l'enquête est en cours", indique le procureur de la République de Rouen, sans plus de précisions.

Mais selon nos sources, ce chauffeur est un gendarme mobile de l'escadron de Mont-Saint-Aignan, à côté de Rouen.  Sa direction n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations mais, à Paris, la direction de la gendarmerie indique qu'il n'était pas en service de samedi-là. 

Dans cette affaire, une des victimes a porté plainte. Un homme de 47 ans sérieusement touché à la tête. A l'époque, il avait perdu connaissance et avait été hospitalisé pour traumatisme crânien. Résultat, 5 semaines d'ITT (interruption temporaire de travail) et des séquelles aujourd'hui encore, physiques et psychologiques.

Son avocate, Me Chloé Chalot, s'interroge aujourd'hui sur les lenteurs dans ce dossier : "J'ose espérer que [le fait qu'il s'agisse d'un gendarme mobile] ne joue pas. Je n'ai pas d'information donc c'est difficile pour moi de faire des hypothèses mais ce que je constate, c'est que l'enquête traine".

Sollicité à plusieurs reprises, le Procureur de la République de Rouen indique désormais que "l'enquête est en voie d'achèvement".