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Faits divers – Justice

Le Conseil d'État ordonne la poursuite des soins de la petite Marwa

mercredi 8 mars 2017 à 15:01 - Mis à jour le mercredi 8 mars 2017 à 16:31 Par Thibault Maisonneuve, France Bleu Azur, France Bleu Provence et France Bleu

Le Conseil d'État a rejeté mercredi après-midi la demande de l'AP-HM de mettre fin aux "thérapeutiques actives" et à la "ventilation" de la petite Marwa. Pour la plus haute juridiction administrative, il n'y a pas "d'obstination déraisonnable".

Le père de Marwa
Le père de Marwa © Radio France - Laurent Grolée

Marseille, France

Le Conseil d'État a rejeté mercredi après-midi le demande de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille (AP-HM) qui demandait de "mettre fin aux thérapeutiques actives" et à la "ventilation" de la petite Marwa, âgée de 15 mois et hospitalisée depuis le 25 septembre 2016 après avoir contracté un virus foudroyant. La poursuite des soins du bébé lourdement handicapé peut donc continuer, contre l'avis des médecins.

Pas d'obstination déraisonnable

Le Conseil d'Etat estime que cela ne relève pas d'une "obstination déraisonnable". La plus haute juridiction administrative, statuant en urgence, a estimé qu'il n'y avait "à ce stade, pas de certitude sur (l') état de conscience et (l') évolution à venir" de l'enfant, et il a tenu compte également de "l'opposition déterminée des parents" à l'arrêt des soins de la petite fille de quinze mois, a dit sa porte-parole Suzanne von Coester.

"Une victoire" (Samia Maktouf, avocate de la famille de Marwa)

"C'est une victoire", a réagi Maître Maktouf, l'avocate de la famille qui se "réjouit" de la décision du Conseil d'Etat. "Le Conseil relève l'importante toute particulière de l'avis des parents qui se sont toujours opposés tous les deux à l'arrêt des traitements", précise Samia Maktouf. L'audience du Conseil d'État s'est tenue le 2 mars, à huis clos.

L'AP-HM avait saisi la plus haute juridiction administrative après la décision du tribunal administratif qui avait ordonné la poursuite des soins de la petite-fille. Ses parents qui disent accepter son handicap demande qu'on lui laisse une "chance de vivre". Dans un rapport au tribunal administratif, les médecins expliquent que Marwa "est consciente mais atteinte d'une déficit moteur majeur et irréversible".