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EXCLU - Le parrain présumé du Var, Franck Perletto, retourne en prison

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Provence, France Bleu

Franck Perletto, remis en liberté il y a peu après avoir passé près de deux décennies derrière les barreaux, a été interpellé mardi à Toulon par les policiers. Celui qui était considéré, avec son défunt frère Pascal, comme les parrains présumés du Var, doit purger une peine de cinq ans de prison.

L'arrivée de Franck Perletto lors d'un de ses procès à Aix-en-Provence en 2006 (illustration)
L'arrivée de Franck Perletto lors d'un de ses procès à Aix-en-Provence en 2006 (illustration) © Maxppp - Félix Golési

Franck Perletto a été interpellé mardi matin à Toulon par les policiers de la Sûreté départementale. Il faisait l'objet d'une fiche de recherches pour l'exécution d'une peine de cinq ans de prison pour un vol à main armée. Cela ne faisait pas si longtemps que cela que Franck Perletto avait retrouvé l'air libre. 

Cette nouvelle condamnation concerne l'affaire de la tentative de braquage en Suisse en 2003 pour laquelle en première instance Frank Perletto et Pascal Payet avaient été relaxés par le Tribunal correctionnel de Paris le 21 novembre 2017 "faute de preuves suffisantes". Les deux hommes, qui avaient refusé d'être extraits de leur cellule avaient été jugés en leur absence, mais représentés par leurs avocats. Le duo était soupçonné d'être impliqué dans une tentative de braquage d'un fourgon contenant 124 kg d'or à Meyrin, près de Genève le 5 mai 2003, entre l'évasion de Luynes et leur capture par les policiers dans le Vaucluse. Le Parquet avait requis lors de ce procès sept ans de prison pour les deux auteurs présumés. Perletto aurait d'ailleurs pu retrouver la liberté si le Parquet n'avait pas fait appel le 27 novembre 2017. 

Rattrapé par une tentative de braquage

Et quand, le 21 novembre 2019, la Cour d'appel de Paris rend sa décision , cinq ans ferme, Franck Perletto n'est pas non plus présent. La décision ne lui a donc pas été notifiée tout de suite, en tout cas pas officiellement d'autant indique un connaisseur du dossier, "qu'il n'a pas cherché non plus à l'avoir". D'autant aussi que l'adresse fournie par Franck Perletto à sa sortie de la centrale de Clairvaux en juin 2018 (en liberté conditionnelle), est une adresse dans les Alpes-de-Haute-Provence, où il occupe un emploi en quelque sort de garde forestier. C'est donc là que les gendarmes sont allés lui notifier la décision de justice, sans jamais le trouver. Ils ont renvoyé le dossier dans le Var, estimant que "Perletto pouvait s'y trouver".

Franck Perletto connait la musique, et même si ceux qui le connaissent le décrivent "comme un impulsif", il ne tente rien quand les policiers s'approchent. Il ne tente rien donc et n'oppose aucune résistance. Comme résigné de retourner une nouvelle fois derrière les barreaux. Car lors de son acquittement en 2016, Franck Perletto avait quand même retrouvé sa cellule. Il devait terminer de purger ses condamnations pour trafic international de stupéfiants, mais aussi pour son évasion de la prison de Luynes.  

Ces deux dernières décennies, le plus jeune des frères Perletto les a quasiment passées à l'ombre dans des quartiers de haute sécurité. Et ça ne fait pas si longtemps que ça finalement que le quinquagénaire avait remis un pied à l'extérieur avec l'aval de la justice, en tout cas comme un homme qui a payé sa dette à la société. Sauf que la dette n'a visiblement pas été complètement réglée. Perletto le savait sans doute. 

Car certains diront qu'il ne se cachait pas, certains proches du Milieu diront même qu'il déjeunait souvent avec sa maman au Mourillon. Il ne se cachait pas, mais il ne s'exhibait pas non plus. Histoire peut-être de profiter un peu des rayons du soleil si peu vus ces dernières années. 

Une très longue détention au cours de laquelle il a vécu de loin la mort de son frère aîné Pascal, abattu de six balles dans la tête à Toulon en juin 2011. Il n'assistera même pas aux obsèques. Et la disparition aussi d'un ami proche, Patrick Bosco, supprimé huit mois plus tard à Bandol, lui aussi par un commando professionnel et déterminé. 

Franck Perletto a été placé en rétention après son interpellation avant d'être conduit directement ce mercredi matin à la maison d'arrêt de la Farlède. 

Une réinsertion compromise

Ironie de l'histoire, Franck Perletto était attablé, selon un proche du dossier, avec un "futur employeur" au bar situé en face du palais de justice de Toulon quand les policiers sont venus le chercher. Il avait rendez-vous avec son conseil. Son avocat, Maître Thierry Fradet, qui n'a pas donné suite aux sollicitations de France Bleu Provence.

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