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Faits divers – Justice DOSSIER : Geneviève Legay, la militante blessée à Nice

"Ils m'ont donné un coup de matraque dans la tête" : les premiers mots de Geneviève Legay

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Azur, France Bleu

Trois semaines après la manifestation place Garibaldi à Nice et les affrontements avec des CRS, Geneviève Legay s'exprime sur France Bleu Azur ce lundi matin. Elle évoque les événements, sa colère contre les policiers, Emmanuel Macron et Christian Estrosi.

 Le militante Geneviève Legay,  blessée à Nice dans la manifestation des gilets jaunes.
Le militante Geneviève Legay, blessée à Nice dans la manifestation des gilets jaunes. © AFP - Valéry Hache

Nice, France

Trois semaines après la manifestation place Garibaldi et les affrontements avec des CRS, Geneviève Legay parle à France Bleu Azur ce lundi matin. Elle évoque les évènements, sa colère contre les policiers, Emmanuel Macron et Christian Estrosi.

Geneviève Legay

Quel souvenir avez-vous de cette manifestation ? 

"Moi j'étais descendue pour la liberté de manifester, je n'avais pas vu que la place Garibaldi était dans l’arrêté d'interdiction, je n'ai pas bravé l'interdiction", explique la manifestante de 72 ans. 

"On leur a dit qu'on pourrait être leur mère, leur grand-mère, qu'on se battait aussi pour eux, les petits gendarmes. Tout allait bien, c'était joyeux, on chantait, j'avais un drapeau de la paix dans les mains." 

Et puis c'est la charge de CRS et le trou noir. "Il nous ont demandé de rejoindre le groupe du café Turin, nous on a dit oui et puis d'un coup, je me suis réveillée à l’hôpital Pasteur, aux urgences", raconte la militante d'Attac.

"Ils m'ont donné un coup de matraque dans la tête et je veux arriver à le prouver. C'est pas la bousculade qui m'a fait tomber."

La militante a déposé plainte par le biais de ses avocats Maitre Damiano et Maitre Arié à Paris contre le préfet des Alpes-Maritimes et contre les forces de l'ordre. 

Êtes-vous émue par les messages qui affluent de la France entière et les soutiens sur les réseaux sociaux ? 

Geneviève Legay n'est pas encore rétablie, elle ne tient pas debout plus de quelques minutes, mais elle se dit touchée par les messages de sympathie qui affluent : "J'ai reçu plus d'un millier de lettres, de cadeaux de la France entière, d'Allemagne et de Belgique, tous les jours mon téléphone sonne, chaque instant." 

Et pour la suite des événements ? 

"Je veux tenir une conférence de presse pour dénoncer le président Macron qui donne des leçons alors qu'il ne comprend rien au peuple et le maire de Nice, Christian Estrosi. Ce sont tous des menteurs", selon elle. 

Vous retournerez manifester ? 

Geneviève Legay répond catégoriquement : "Je suis partante, il me tarde d'arriver à tenir debout pour rejoindre les gilets jaunes, je rêve de la convergence des luttes", confie-t-elle. Fatiguée, fragilisée, elle ne devrait pas sortir de l’hôpital de Cimiez avant plusieurs semaines.