Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

EXCLUSIF - Ils échappent à la noyade en Normandie, ils témoignent

jeudi 8 mars 2018 à 20:40 Par Marc Vantorhoudt, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu

Ils ont été secourus in extremis de la noyade mercredi soir vers 22h30, piégés par la marée à un kilomètre de la côte au large de Géfosse-Fontenay, près de Grandcamp-Maisy. Deux jeunes Calvadosiens témoignent de leur très grosse frayeur et de leur sauvetage pour France Bleu Normandie.

Les deux jeunes ont été secourus avec de l'eau jusqu'aux épaules.
Les deux jeunes ont été secourus avec de l'eau jusqu'aux épaules. © Radio France - Crédit : Préfecture maritime

Géfosse-Fontenay, France

Au départ, il s'agissait simplement de profiter des jours qui commencent à rallonger et des températures plus douces. "Nous nous sommes rejoints vers 21 heures, et nous avons eu l'idée d'aller à Géfosse-Fontenay pour se balader sur la plage, témoignent-ils pour France Bleu Normandie. La mer était loin, il faisait nuit, nous parlions... jusqu'à atteindre l'eau." Les deux jeunes Normands, sauvés in-extremis de la noyade à Géfosse-Fontenay, près de Grandcamp-Maisy (Calvados), mercredi soir, nous ont raconté leur histoire. "Arrivant sur les lieux, nous sortons de la voiture, et partons à l'aventure. Nous n'aurions pas cru que ça deviendrait si dramatique."

Piégés par la marée sans s'en rendre compte

Une fois atteint la limite des premières vagues, ils s'arrêtent et décident de rebrousser chemin. "Et là, de l'eau, à droite à gauche... Nous nous mettons à courir, mais aucune issue ! Nous étions encerclés par la mer !" Rapidement, les deux jeunes gens sont pris de panique, et se précipitent vers le parc à huîtres pour se protéger e la marée se rapprochant sans cesse.  L'un d'eux a l'idée de de se mettre en hauteur sur les parcs à huîtres, l'autre de composer le 18. "Une fois en ligne avec les pompiers, nous expliquons la situation. L'eau atteignait nos chevilles. Mais nous avions du mal à nous localiser." Les pompiers envoient alors un SMS avec un lien qui permet aux jeunes gens de se géolocaliser. 

Nous étions encerclés par la mer ! 

Les premiers secours arrivent sur place. "Les pompiers nous demandaient si nous voyions leurs gyrophares, mais nous avons mis du temps à les apercevoir. Nous avons alors fait des signaux lumineux avec nos portables." Les deux naufragés se mettent à crier, tandis qu'ils voient les pompiers se rapprocher d'eux. Mais le vent empêche les secours de les entendre. 

Un bateau est mis à l'eau. Problème : trop dangereux pour lui de s'aventurer au milieu des parcs à huîtres, surtout en pleine nuit. "L'eau nous arrivait jusqu'aux reins, poursuivent les deux rescapés. Nous commencions vraiment à paniquer." D'autant que le froid commence à engourdir leurs membres. 

Nous savions qu'un bateau avait été mis à l'eau, mais nous ne voyions rien approcher. L'eau nous montait aux reins. Nous paniquions de plus en plus.

L'un d'entre eux finit par tomber à l'eau. L'autre le repêche comme il peut. "Je savais qu'il nageait très mal, j'ai eu très peur qu'il se noie !"

La fin du cauchemar 

"Nous avons entendu comme un bruit de Zodiac, qui se rapprochait. En fait, c'était l'hélicoptère de la Marine qui se rapprochait peu à peu de nous. Nous avions de l'eau jusqu'au épaules, le temps était compté." Le plongeur-sauveteur de la Marine est hélitreuillé jusqu'aux deux jeunes. 

"L'un d'entre nous, dans un état plus critique, a été suspendu par un harnais et remonté par le treuil." Le second suit, peu de temps après. Les sauveteurs les couvrent rapidement de couvertures de secours. Ils sont en état d'hypothermie et fortement choqués

Nous étions en état de choc et d'hypothermie. 

Pris en charge à leur atterrissage par une ambulance des pompiers, ils reçoivent les premiers secours : "Ils ont pris notre tension, notre température et nous ont réchauffés." Transportés à l'hôpital de Bayeux afin de s'assurer de leur santé, ils ont ensuite pu rentrer chez eux pour se reposer. "Le cauchemar était terminé."