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Faits divers – Justice

EXCLUSIF - La victime d'une agression sexuelle dans un train entre Saint-Étienne et Lyon témoigne

mardi 5 septembre 2017 à 4:11 Par Martin Cotta, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

La victime supposée d'une agression sexuelle dans un train le 17 août témoigne. En plein après-midi, Elsa (le prénom a été modifié), 26 ans, a été agressée par un homme dans un TER entre Saint-Étienne et Lyon-Perrache. Tout s'est passé en quelques minutes.

LA SNCF aurait reproché à la victime de ne pas avoir prévenu le conducteur du train
LA SNCF aurait reproché à la victime de ne pas avoir prévenu le conducteur du train © Maxppp - Maxppp

Saint-Étienne, France

Elsa est entrée dans le train de 15h06 à Saint-Étienne, où la jeune femme a quelques amis. D'après elle, son agression a eu lieu vers 15h20. Un homme s'approche d'elle dans une rame. "Il était perdu, totalement perdu même. Il m'a demandé des renseignements puis ensuite il a commencé à me peloter un petit peu de partout tout en me menaçant avec son couteau. Tout ça en l'espace de dix minutes", raconte la Lyonnaise. "Il y avait un autre passager pas loin de moi mais au début je ne l'avais pas vu. C'est en me levant que je l'ai aperçu et il m'a dit que je pouvais venir m'asseoir à côté de lui. Mais non sinon il n'a pas réagi", déplore Elsa.

Cette femme ne peut aujourd'hui plus prendre le train toute seule. "_Il y a eu plus de peur que de mal mais soit des amis peuvent faire le voyage avec moi, soit j'ai mon chien. C'est un croisé, une sorte de berger allemand assez imposant. Un chien de 40 kilos avec une muselière, on ne s'en approche pas des masses. C'est un bon moyen dissuasi_f", explique Elsa.

"Soit des amis peuvent faire le voyage avec moi, soit j'ai mon chien (...) Un chien de 40 kilos avec une muselière, on ne s'en approche pas des masses"

Le témoignage d'Elsa pour France Bleu Saint-Étienne Loire / Partie 1

→ À lire aussi : En Auvergne-Rhône-Alpes, les syndicats de cheminots dénoncent l'insécurité dans les TER sans contrôleurs

Après s'être assise à côté d'un autre passager, Elsa a appelé le 3117, le numéro d'urgence de la SNCF. Un numéro qui ne sert à rien d'après elle. La SNCF ne l'a pas forcément aidée, raconte Elsa. "La personne au bout du fil m'a demandé tout un tas de renseignements. Le numéro du train, que je ne connaissais pas, là où j'étais assise. Il y a trop de questions par rapport à l'urgence de la situation. Ce n'est pas du tout adapté".

"J'ai dit à la personne que mon agresseur était toujours dans le train mais elle continuait à me parler, à me parler, à poser des questions, à me demander les détails sur la façon dont l'homme m'a touchée ... c'est inutile", poursuit la jeune femme. Pour elle, "ce numéro d'urgence est à bannir. Je m'attendais à ce que le coup de fil déclenche quelque chose et qu'il y ait une intervention rapide. La personne a eu le temps de descendre du train sans problème. De plus, la SNCF m'a reproché de ne pas être allée voir le conducteur du train ou de ne pas avoir tiré la sonnette d'alarme, mais on n’y pense pas dans ces cas-là. On n’a pas envie de déranger le conducteur, parce que c'est terminé. Et la sonnette on y pense pas", affirme Elsa.

"La SNCF m'a reproché de ne pas être allée voir le conducteur du train ou de ne pas avoir tiré la sonnette d'alarme, mais on n’y pense pas dans ces cas-là. On n’a pas envie de déranger le conducteur parce que s'est terminé. Et la sonnette on y pense pas"

Le témoignage d'Elsa pour France Bleu Saint-Étienne Loire / Partie 2

La jeune fille a porté plainte au lendemain de son agression. La police dispose de photos de l'agresseur présumé dans le train. De son côté, la direction régionale de la SNCF a ouvert une enquête interne pour savoir comment l'appel d'Elsa au 3117 a été traité exactement. Les conclusions n'ont pas encore été rendues.