Faits divers – Justice

Exercice de catastrophe ferroviaire en gare de Flers

Par Adrien Bossard, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) samedi 5 novembre 2016 à 21:17

Les agents de la SNCF tentent de lever le train, pour voir s'il n'y a pas de victimes, en dessous.
Les agents de la SNCF tentent de lever le train, pour voir s'il n'y a pas de victimes, en dessous. © Radio France - Adrien Bossard

Le plan ORSEC déclenché, ce samedi 5 novembre, dans l'Orne. Un dispositif de sécurité civile et de gestion des catastrophes mis en place par la préfecture. Il s'agit de simuler un accident ferroviaire, entre un train et une voiture, à un passage à niveau.

C'est un exercice grandeur nature, en conditions réelles. Un bal incessant de pompiers vont et viennent. Les secours se précipitent en gare de Flers, dans l'Orne. Un train vient de percuter une voiture, sur la voie, à un passage à niveau.

"Non, madame, vous ne passez pas"

Un dispositif de sécurité est installé, les quais évacués. "Non, madame, vous ne passez pas", indique un homme à une passante, talky walky à la main.

Sur places, 150 personnes sont mobilisées : équipes de la SNCF, pompiers, personnels du SAMU et du SMUR ainsi que les policiers. Tout est orchestré par la préfecture de l'Orne, pour "tester la coordination des services, et être prêt en cas de vraie catastrophe", explique Fabien Chollet, le directeur de cabinet à la préfecture.

Sur la voie, les pompiers s'affairent. Il faut désincarcérer les deux passagers de la voiture, percutée par le train. L'opération prend plusieurs minutes. Selon le scénario, l'une des deux victimes est morte, l'autre, blessées grave.

Près de 9 camions de pompiers et une dizaine d'ambulances ont été réquisitionnées. - Radio France
Près de 9 camions de pompiers et une dizaine d'ambulances ont été réquisitionnées. © Radio France - Adrien Bossard

Autour du train, aussi, les secours ont du travail. Les passagers sont soit choqués, soit blessés. Tous sont amenés vers l'hôpital de campagne, installé à côté des quais. Des tentes de fortunes, où sont prodigués les premiers soins. Le commandant Ulrich Delandre est le chef d'opération : "Nous devons faire vite et bien, comme en conditions réelles. Il nous faut aussi établir des priorités, quels sont les blessés les plus graves, ceux qui doivent de suite être évacués et vers quels centres de santé."

La voiture, percutée par le train. Deux passagers ont dû être désincarcérés. - Radio France
La voiture, percutée par le train. Deux passagers ont dû être désincarcérés. © Radio France - Adrien Bossard

Les agents de la SNCF, eux, s'affairent autour du train. Ils essaient de le lever, pour voir s'il n'y a pas de victimes en-dessous. Philippe Coupa est directeur des infrastructures régionales à la SNCF : "C'est intéressant ces exercices. Cela permet de voir ce que l'on peut améliorer, s'il faut faire des formations pour que nos agents soient encore mieux préparés à toute éventualité."

Trois heures plus tard, l'exercice se termine. Il y aura un debriefing complet avec toutes les équipes dans les semaines qui suivent, autour des services de la préfecture.