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Expéditions anti-roms : six mois de prison ferme pour un jeune de 20 ans

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Quatre jeunes, comparaissaient, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Bobigny, soupçonnés d'avoir participé à une expédition punitive contre des roms, le 25 mars dernier, à Clichy-sous-Bois. L'un des quatre a été relaxé, deux condamnés à huit mois avec sursis, et l'un à six mois ferme.

Tribunal de Bobigny
Tribunal de Bobigny © Radio France - Sylvie Charbonnier

Le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné, ce mercredi, trois jeunes à des peines de 8 mois de prison avec sursis à 6 mois ferme, pour le plus âgé, déjà condamné plusieurs fois pour des faits de vols et de violences. Le quatrième a été relaxé, faute de preuves suffisantes. Les quatre jeunes hommes étaient poursuivis pour des expéditions punitives contre des roms, le 25 mars dernier, à Clichy-Sous-Bois. Point de départ de l'expédition, des rumeurs, sur les réseaux sociaux, d'après lesquelles, des roms, enlevaient des enfants et des jeunes filles. D'autres expéditions du même type, ont eu lieu, en Ile de France, ce même soir. 

"On était là, par hasard"

Tous les quatre ont continué de nier les faits qui leur étaient reprochés. Tous affirmant qu'ils s'étaient retrouvés là, par hasard, soit parce qu'ils rentraient du travail et que c'était leur chemin, soit, pour l'un d'eux, parce qu'il était parti, accompagné de son chien,  à la recherche de sa petite soeur, qu'il pensait avoir été enlevée. Mais tous les quatre ont démenti avoir participé aux violences. 

"On n'a rien vu"

La soirée a été d'une rare violence, "des femmes, des enfants pleuraient, ça courait dans tous les sens, c'était un véritable chaos", témoigne un policier de la BAC 93, intervenu, alors qu'un homme, un rom, était à terre, frappé à coups de pieds dans la tête et à coups de pierres, sur le point de se faire lyncher. Cependant, malgré les grenades de désencerclement, malgré les cris, les quatre jeunes, ont tous prétendu, n'avoir rien vu, rien entendu, jusqu'à ce que les policiers les interpellent. 

"Je n'ai pas dit à mon chien d'attaquer"

Le seul des quatre prévenus, condamné à de la prison ferme, ce mercredi, est soupçonné d'avoir lâché son chien sur un groupe de roms. Le chien, un bully, n'était pas tenu en laisse. D'après les témoignages, le jeune homme aurait donné l'ordre d'attaquer, ce qu'il a démenti, lors du procès. C'est lui qui se serait rendu sur les lieux, par peur que sa petite soeur ne se soit fait enlever par les roms. 

Un procès sans victimes

Sur les bancs des parties civiles, un policier de la BAC et la Licra, la Ligue contre le Racisme et l'Antisémitisme, mais personne de la communauté rom. Ils auraient tous quitté Clichy-sous-Bois, dès le soir même, terrifiés par la violence de l'attaque. Aucun d'eux n'a porté plainte, aucun n'est allé témoigner auprès de la police "Vous voyez des roms aller voir des policiers"? lance la procureure? Une absence de victimes qui a servi les avocats de la défense. 

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