Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Pour limiter la récidive après des violences conjugales, une expérience menée avec leurs auteurs à Nîmes

-
Par , France Bleu Gard Lozère

173 victimes de violences conjugales en France en 2019, un chiffre derrière lequel se dissimulent de très nombreuses violences conjugales quotidiennes, non mortelles. Les tribunaux les jugent, les auteurs souvent les minimisent ou les nient, d'où l'expérience menée à Nîmes et Colmar.

Salle d'audience du tribunal correctionnel de Nîmes (Gard)
Salle d'audience du tribunal correctionnel de Nîmes (Gard) © Radio France - Sylvie Duchesne

Éviter la récidive. Faire en sorte que les auteurs de violences conjugales acceptent et comprennent la sanction lorsqu'ils sont jugés. Ce qui est loin d'être le cas. "Vois-tu ce que tu m'as obligé de faire ?" dit à la barre du tribunal correctionnel de Nîmes un homme qui se victimise face à sa femme rentrée trop tard à son goût, et qui pour ça l'a frappée. 

À une autre qui présente des certificats médicaux attestant d'un début d'étranglement, réponse de son ex-compagnon : "Je nie toute violence physique, je reconnais juste les dégradations." Des dégradations, il est vrai, difficiles à nier : il avait frappé à coups de masse la voiture de sa compagne, explosé le pare-brise arrière, arraché poignées et rétroviseurs alors que celle-ci était à l'intérieur. 

Une constante lors des interrogatoires des auteurs de violence à la barre, plusieurs mois après les faits, voire des années, qu'ils soient hommes ou femmes, de couples hétérosexuels ou homosexuels.

Éviter la récidive 

D'où l'expérience menée Nîmes (et aussi à Colmar) : le contrôle judiciaire avec placement probatoire. "Dans ces deux juridictions" explique Éric Maurel, le procureur de Nîmes, "le procureur peut demander au juge des libertés et de la détention d'orienter l'auteur des violences vers une structure associative avec un appartement dédié pour _une prise en charge à la fois sociale, éducative, psychologique, médicale si besoin_. Et aussi de réinsertion professionnelle. 

"Et les résultats commencent à se voir" selon le procureur de Nîmes. "La très grande majorité des auteurs de violences conjugales, nient les faits ou les minimisent très sérieusement, sauf lorsqu'ils sont pris en charge par des structures spécialisées avant l'audience. Et ça donne d'ores et déjà de bons résultats. Là on peut véritablement travailler avec cette personne sur l'absence de récidive. Car c'est le but, l'absence de récidive." 

Pour l'instant, ceci n'est encore qu'une expérience, menée uniquement à Nîmes et Colmar.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess