Faits divers – Justice

Explosion à Dijon : comment fonctionne une cellule psychologique ?

Par Thomas Nougaillon, France Bleu Bourgogne vendredi 16 septembre 2016 à 19:57

Irène François-Purssell, médecin psychiatre au CHU de Dijon a piloté la cellule de crise
Irène François-Purssell, médecin psychiatre au CHU de Dijon a piloté la cellule de crise © Radio France - Thomas Nougaillon

Après la violente explosion au gaz ce vendredi 16 septembre 2016 une cellule d'urgence médico psychologique a été très rapidement mise sur pied.

L' explosion est due à un homme d'une cinquantaine d'années. Il a utilisé des bouteilles de gaz pour mettre fin à ses jours. Une très forte déflagration a été entendue rue Pierre Palliot peu avant 9h15. Une soixantaine de pompiers, vingt-cinq policiers et quinze médecins du SAMU ont été mobilisés. Très vite le SAMU justement a mis en place une cellule d'urgence médico psychologique. C'est à l'intérieur de camionnettes stationnées rue Henri Vincenot, à une centaine de mètres du lieu de l'explosion que ce sont installés un médecin psychiatre coordonnateur, des psychologues et des infirmières psychiatriques.

Le professeur Irène François Purssell, médecin psychiatre témoigne "lorsque je suis arrivée les gens étaient assis par terre sous un arbre, l'idée c'était d'avoir un lieu un peu plus discret, le SAMU a mis à disposition une ambulance, ensuite la mairie nous a prêté un camping-car, cela nous a permis de boire un verre d'eau, un café et discuter au calme".

Les hommes du SAMU en pleine action ce vendredi matin à Dijon - Radio France
Les hommes du SAMU en pleine action ce vendredi matin à Dijon © Radio France - Thomas Nougaillon

Les professionnels de santé ont écoutés jusqu'en début d'après-midi des personnes qui n'étaient pas forcément à l'intérieur du bâtiment en grande partie effondré mais qui ont tout vu et tout entendu. Des personnes extrêmement choquées résidant dans l'immeuble d'en face. Des personnes "très émues" selon Irène François-Purssell. Ce vendredi matin 6 ou 7 personnes ont été reçues par la cellule d'urgence médico psychologique. Pendant qu'une dizaine avaient été dirigées directement vers l'hôpital.

Quant à l'homme qui a fait sauter les bouteilles de gaz il est grièvement blessé, son pronostic vital est engagé. S'il sort de l'hôpital en vie il sera poursuivi pour "destruction volontaire par moyens dangereux". Il encourt une peine de 15 ans de prison ou la perpétuité si l'une des victimes venaient à décéder. Le bilan, toujours provisoire, communiqué par le parquet fait état de 20 blessés, dont deux sont en "état d'urgence absolue". Une cellule d'information du public a été mise en place elle est joignable au 03 80 44 64 46.

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