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Faits divers – Justice DOSSIER : L'explosion de Bas-en-Basset

Explosion mortelle à Bas-en-Basset : plainte contre X déposée, les familles "déterminées" à faire rouvrir l'enquête

Les familles des trois adolescents morts à Bas-en-Basset (Haute-Loire) en juin 2015 lors d'une explosion dans une maison abandonnée ont déposé plainte contre X pour faire rouvrir l'enquête. Parmi les éléments à exploiter selon elles : le bornage des téléphones des garçons.

Alain et Christelle Saez, les parents de Maxime, l'une des victimes de l'explosion à Bas-en-Basset.
Alain et Christelle Saez, les parents de Maxime, l'une des victimes de l'explosion à Bas-en-Basset. © Radio France - Tifany Antkowiak

Bas-en-Basset, France

"On y pense tous les jours... et plusieurs fois par jour", confie Christelle Saez. Son fils Maxime est l'un des trois adolescents morts dans l'explosion d'une maison abandonnée à Bas-en-Basset, en Haute-Loire, le 13 juin 2015. Il y a un peu plus d'un an, le parquet de Haute-Loire avait écarté la responsabilité des adolescents dans l'explosion, et classé l'enquête sans suite. Cette enquête, les familles des victimes veulent la faire rouvrir, quasiment quatre ans après le drame.

Bornage téléphonique et traces ADN 

Pour y parvenir, elles viennent de prendre un nouvel avocat - Me Gilles-Jean Portejoie, qui défend notamment Cécile Bourgeon dans l'affaire Fiona - et de déposer plainte contre X. Le courrier a été envoyé à un juge d'instruction du Puy-en-Velay juste avant le weekend de Pâques. Les familles de Bastien, Maxime et Tristan avaient indiqué dès le classement sans suite de l'enquête qu'il restait des zones d'ombre dans cette affaire. 

"Pour moi c'est vraiment le sentiment d'un travail inachevé", résume Sylvain Charnay, le père de Bastien. "Comment en tant que magistrat on peut dire "effectivement les trois victimes n'y sont pour rien, il y a quelques chose d'autre" mais on en reste là quand-même ?", cela le dépasse. "Nous ce qu'on souhaite, c'est qu'on aille plus loin sur le bornage téléphonique, c'est essentiel puisqu'on se rend compte que dans les affaires comme Lelandais, l'affaire Maëlys, c'est ce qui permet de trouver des preuves", détaille Alain Saez, le père de Maxime.

"Pour les enfants, on est obligé d'aller au bout de tout ce qui peut exister"

Avec les parents des autres victimes, il espère aussi que "les fichiers ADN soient plus exploités". D'autant que, "dans ce dossier, il y a certains enfants qui allaient dans cette cabane auparavant qui montrent une personne qu'ils appellent "le chimiste", donc il faut que ce jeune il soit entendu", ajoute Alain Saez. Comme les autres parents, il se dit déterminé à faire rouvrir l'enquête, même si reparler de l'affaire est "compliqué et fait ressortir beaucoup de souvenirs". Mais peu importe pour lui : "Pour les enfants on est obligé d'aller au bout de tout ce qui peut exister".