Faits divers – Justice

Explosion mortelle au Palais des sports de Paris avant une comédie musicale : le procès s'ouvre ce lundi

Par Nathalie Doménégo, France Bleu Paris Région et France Bleu lundi 24 octobre 2016 à 1:40

© Radio France - Nathalie Doménégo

Alors que la comédie musicale "1789 : les amants de la Bastille" allait entamer une deuxième saison à Paris, une explosion dans un local technique avait fait un mort et cinq blessés graves, comédiens et techniciens, le 8 novembre 2013. Le procès s'ouvre ce lundi au tribunal de Paris.

"1789 : les amants de la Bastille", c'était une comédie musicale donnée à Paris et en tournée en province en 2012. Spectacle produit par Dove Attia et Albert Cohen. Ré-éditée en 2013, mais les premières semaines de représentation avaient été annulées suite à un accident qui avait causé la mort du directeur technique et blessé grièvement 5 autres personnes. Le procès s'ouvre aujourd'hui, 3 ans après, au tribunal correctionnel de Paris.

Sur le banc des prévenus, deux sociétés : celle du Palais des Sports et celle qui a produit le spectacle. Elles sont poursuivies pour homicide et blessures involontaires. Il leur est reproché d'avoir manqué aux règles de sécurité.Négligence notamment sur le stockage et l'isolation de produits pyrotechniques.

Le vendredi 8 novembre 2013, deux heures avant le début de la première représentation, le staff procède aux derniers réglages. Un ouvrier découpe des barres métalliques à la disqueuse dans le local où sont entreposés ces engins pyrotechniques. Son outil se désolidarise et provoque une première explosion. Plusieurs collaborateurs viennent à son secours, quand un mur s'effondre et la quasi-totalité du stock explose dans un deuxième temps. Transporté à l'hôpital dans un état très grave, le directeur technique Marc Toledano, meurt dans la nuit. Une vingtaine d'autres personnes, comédiens et techniciens, sont blessés, dont 5 grièvement.

L'enquête révélera que le matériel de feu d'artifice, prévu pour le spectacle, hautement inflammable, était entreposé sans autorisation de la préfecture et sans aucune formation du personnel technique.

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